ARTICLE DEUXIÈME
Tissus sans analogues dans l’état sain.
§. Ier.
Fongus cl tumeurs cnccphaloïdcs de la dure-mère rachidienne.
On possède plusieurs exemples de longus développés dans la dure-mère rachidienne, qui prouvent que cette
de la moelle épinière.
sorte de végétation détermine sur les pièces osseuses du rachis des effets analogues à ceux qu’on observe dans les fongus de la dure-mère cérébrale. Les vertèbres sont usées peu à peu, et la masse fongueuse vient former h l’extérieur une tumeur plus ou moins considérable. J’en ai cité un exemple d’après Lecat, dans le chapitre des Congestions rachidiennes (i). La tumeur se développa consécutivement à un coup violent reçu dans la région lombaire. Le fongus qui augmenta progressivement de volume dans l’espace d’une année, détruisit les apophyses épineuses des quatre premières vertèbres lombaires, et une partie des membranes de la moelle épinière.
Il paraît que cette altération survient particulièrement à la suite d’une cause extérieure qui agit plus ou moins violemment sur le rachis; du moins dans les deux cas que j’ai à rapporter, la maladie avait une semblable origine.