‹ Traité de la moelle épinière et de ses maladies, [electronic resource]Chapitre 68 sur 84 · OBSERVATION CX · texte numérisé non relu

OBSERVATION CX

Epilepsie depuis l’enfance. Ramollissement de la moelle épinière dans sa portion cervicale. Tubercule oblong et enkysté au milieu de ce ramollissement.

M. D. C*** était épileptique depuis son enfance. Pendant chaque accès, il existait des convulsions violentes dans les membres, en même temps qu’une sensation de resserrement dans la région précordiale, et qui bientôt était suivie de syncope. A ces accidens il succédait de violentes palpitations pendant un quart-d’heure, puis le calme reparaissait. Insensiblement les accès se rapprochèrent : de sorte qu’il en avait souvent quatre dans la mêipe journée. En 1817, il survint tout à coup un délire violent et tous les symptômes d’une méningite aiguë , qui disparut à la suite d’un traitement approprié. Depuis cette époque, le malade vécut en s’affaiblissant graduellement, et devint hémiplégique du côté droit : les facultés intellectuelles étaient plus obtuses. Le 1 7 octobre 1818, il mourut à la suite d’un violent accès de délire, qui dura vingt-quatre heures,

M. Gcndrin fit l’ouverture du corps en présence de M. F**¥, docteur-médecin, qui avait observé le malade dans ses derniers moraens, et qui avait pensé que les accidens qui s’étaient manifestés résultaient probablement d’une congestion sanguine cérébrale , suite de la

suppression récente d’un flux hémorroïdal, auquel le malade était sujet. On trouva la couche optique du côté gauche complètement ramollie; il n’y avait pas d’autre altération dans le cerveau, le cervelet et les méninges. La portion de la moelle rachidienne comprise entre les cinquième et septième vertèbres cervicales, et même la première dorsale, était ramollie et contenait dans son milieu un tubercule alongé , du volume d’une fève de marais, enveloppé d’un kyste très-épais, jaune et résistant. La matière tuberculeuse était très-ramollie à son centre qui présentait un vide manifeste. Les autres organes étaient sains.

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