‹ Traité de la paix intérieureChapitre 22 sur 93 · XIX · texte numérisé non relu

XIX

Vos directeurs ont la grâce et l’autorité pour vous conduire , et votre conscience

scrupuleuse manque de toutes les deux.

Toute son autorité se borne à vous faire une loi de lui résister ; et la grâce que vous devez demander à Dieu , c’est de vous préserver de ses surprises.

s. XX.

Tous dites que vos confesseurs ne peuvent voir ce qui se passe en vous , ni entendre le témoignage que votre conscience vous rend. Que n’ajoutez-vous qu’il est surprenant que Dieu les ait établis juges de ce qu’ils ne peuvent connoître ? Pensezvous bien vous connoître vous-mêmes ?

Ce seroit vous abuser. Vous êtes trop près de votre propre cœur. Yos directeurs sont à votre égard dans la juste distance. Un médecin ne sent pas le mal de son malade, il en juge cependant par les symptômes plus sainement que le malade n’en jugeroit lui-même.

Mais encore, ce témoignage de la conscience qui vous fait tant de peur, et qui vous fait résister à ceux qui vous dirigent, est- il précis , net, et sans incertitude ? Vous n’oseriez le dire. La décision de vos directeurs n’a-t-elle pas tous ces caractères P Vous ne pouvez en disconvenir. Il ne vous reste plus qu’à dire pourquoi vous déférez

à un témoignage confus et incertain , préférablement à celui qui est clair et assuré.

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