XXXV
Quelquefois ce ne sont pas tant des défauts sensibles que Dieu châtie par ces pei nés intérieures, qu’un reste d’amour propre dont il nous purifie. C’est une rouille imperceptible et un alliage délicat que le feu de la tribulation le plus actif et le plus pénétrant peut seul nous ôter (1). Ce que nous pouvons alors faire de mieux, et ce que nous devons faire avant tout autre chose, c’est de baiser la main de Dieu, qui fait sur nous ces rigoureuses mais salutaires opérations , et de le prier de hâter son ouvrage, afin que nous puissions l’aimer d’un amour chaste , et jouir de la paix intime d’un cœur parfait.
§. XXXY1
Sans préjudice de cette entière soumission aux coups de la main du Seigneur , nous devons employer les moyens ordinal-
(1) Excoquam ad purum icoriara tuam , «t aufara»» «nne ftlAQQum tuum* //. x. «r. #5.
ÎOO REMÈDES AVX OBSTACLES res pour surmonter les scrupules que nous Jugeons qu’il nous ménage. Car il le veut ainsi , comme il veut qu’on fasse des remèdes dans les maladies mêmes qu’il nous envoie pour notre bien spirituel. Et outre qu’on pourroit souvent s’y tromper , prenant pour un scrupule de providence celui qui naîtroit d’un autre principe, les remè* des font le même effet que le mal , et entrent également dans la voie de notre sanctification , de même que les potions amères, le régime et l’assujettissement aux médecins font souvent an tant et quelquefois plus souffrir un malade que la maladie même.