CHAPITRE III
Ne point se troubler de ses dégoûts, ni de ipi vicissitudes.
Après ce que nous avons dit sur les dégoûts et les aridités, en traitant des moyens d’acquérir la paix , il ne nous reste que de l’appliquer à la pratique. Ainsi , quelque peu de goût que vous ressentiez pour les saints exercices , persévérez-y constamment , pour vous maintenir dans la paix par une conduite toujours égale. Si votre prière devient une pratique insipide , et même un tourment , sou ffrez-le sans impatience , et joignez au sacrifice des lèvres celui de la privation des goûts sensibles. Bannissez soigneusement de votre esprit l’erreur trop commune qui consiste à croire que Dieu n’agrée plus le sacrifice de louan-
fi) In terrâ desertâ et inviâ , et inaquosâ , sic iu sancto apparui tibi , ut vidèrent virtutein tuara et g!** riam tuaui. Ps. 62. v. 3.
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ge dès que l’on a le cœur resserré , puisqu’il veut au contraire qu’on le lui offre lorsque Ton est affligé par la tribulation ( 1 ), et que c’est le moyen d’attirer sur nous la grâce, la lumière et la joie (2). Remplissez-vous de force , par la persuasion que plus la prière est laborieuse , plus elle es ordinairement agréable à Dieu et utile pour vous , supposé que vous ne vous né gligiez pas. Unissez-la à celle du Sauveui agonisant , que la tristesse mortelle dont elle étoit accompagnée, ne rendit pas moins méritoire ; et à l’exemple de ce divin Maître , prolongez-la même quelquefois (3) , pour mieux vaincre le démon et l’amourpropre, qui voudroit vous la faire ou abandonner ou abréger.
L’oràisoît devient-elle quelquefois pour vous un exercice pénible et qui vous rebute , un serrement de cœur , une désoccupation qui égare votre esprit loin de le captiver , un théâtre où votre imagination se
(1) Immola Deo sacrificium laudis , et invoca me ir die tribulationis. Ps. 49* i4 et i5.
(2) Sacrificium laudis honorilicabit me ; et illic ilef quo ostendam iili salutare Dei. Ibid . ç. 23.
(3) Factus in agoniâ prolixiùs orabat Lac* 22. ç. 44
exemples vos tressaillemens forcés , les agitations qui vous épuisent, et ce feu pris de votre propre foyer, et non de l’autel ; feu naturel pour vous , mais étranger pour le Seigneur ? Vous n’y voyez qu’humilité , que candeur, que regards simples, que sentimens ingénus ; et si vous pouviez pénétrer au dedans de ces grands modèles, c’est tout ce que vous y verriez, avec des mouvemens tranquilles qui coulent de leur cœur comme de source, proportionnés à leur degré de grâce et à l’impression actuelle de l’Esprit saint. Imitez-les sans y ajouter votre prétendue ferveur. Ouvrez votre cœur à Jésus-Christ avec simplicité, comme Zachée lui ouvre sa maison : re connoissez votre indignité devant lui comme le centenier : demandez-lui la guérison de votre ame , comme saint Pierre lui demande celle de sa belle-mère : seul avec lui , seul au fond de vous-même , écoutez , comme Magdeleine , les paroles qu’il dit à votre cœur dans cette profonde solitude : témoignez-lui une disposition sincère à obéir à toutes ses volontés , comme saint Jean : désirez de vous unir intimement à lui , comme Marie; et que pour rendre cette union toujours plus étroite, il vienne souvent en vous.
aïo PRÀTIQ**
Communiez donc , sans vous mettre trop en peine pour avoir cette ferveur sensible et cette vivacité de senlimens qui ne dépendent pas de vous, et que Dieu ne regarde pas tant en vous que l’humilité, la candeur, le repos, la confiance , et le soin de votre avancement dans la vertu, dont vous semblez faire peu de cas. Communiez souvent, communiez plusieurs fois la semaine , sous la conduite d’un directeur pieux , prudent et éclairé , s-i l’attrait que vous avez pour ce Sacrement adorable est accompagné du sentiment de votre indignité , si vous y joignez la pratique des bonnes œuvres, la fuite du monde , une vie de mortification et de recueillement déjà long-temps soutenue, l’éloignement de tout péché, même véniel ( je dis l’éloignement et non l’exemption qui est incompatible avec la fragilité humaine ) , le désir sincère d’avancer dans la vertu, l’attention sur vous-même , autant que votre état vous permet de l’avoir : communiez, dis-je , quoique vous ne paroissiez présenter à Jésus qu’un cœur sec et un esprit enveloppé de ténèbres. Souvenez-vous que ces ténèbres louent Dieu aussi-bien que la lumière (1), et que l’on peut confidemment se Bénédicité, lux et tenebræ, Domino.éVw/. 3 .pufr.
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livre à toutes ses chimères ? humiliez-vous devant le Seigneur , de tout ce que vous éprouvez en vous-même : pensez que vos péchés méritent bien ces froideurs de sa part, et que les vôtres en sa présence sont reflet ou de vos infidélités envers lui , ou de ses sages desseins sur vous. S’il ne vous permet pas de vous asseoir avec ses enfans , et de vous nourrir des mets délicieux qu’il leur sert, priez-le de vous accorder du moins les miettes qui tombent de la table (1). Estimez leur bonheur, désirez-le sans inquiétude ; efforcez-vous sans vous fatiguer ; demandez , soupirez , craignez , espérez ; méditez sur ce que vous ne méditez pas. Si vous ne pouvez gagner la hauteur des montagnes comme les cerfs , enfoncez-vous dans les antres des rochers comme les hérissons (2). Enveloppez-vous dans votre propre néant , loin d’affecter une élévation violente , inutile et même nuisible. Tenez-vous assis dans vos ténèbres , et priez le Seigneur de vous éclairer (3). Dites-Iui du fond d’un cœur tran-
(1) Si aridum te sentis, insiste orationi , ingemisce , et puisa ; nec désistas , donec merearis micam aut guttam gratiæ salutaris accipere. Imit. Chr. lib. 4. c. 12.
(2) Montes excelsi cervis , petra refugium herinaciis. Ps. i3o. v. 18.
(3) Illuminare his qui in tenebris sedent. Luc . 1. v. 79.
2l4 PRATIQUE
quille : « Seigneur , me voici devant voua
• sans réflexion, sans sentiment, comme » un animal stupide ; et cependant je ne b me rebu le pas , puisque vous ne vous » rebutez point vous-même. Je veux per- » sévércr dans l’oraison : et si je ne puis » faire beaucoup pour vous, du moins
• je me tiendrai devant vous (1). Je vous » glorifierai par mes souffrances, si je ne a le puis par une ferveur sensible. Je hais » de tout mon cœur les péchés et les né- » gligences qui vous éloignent de moi ;
• mais j’en reçois volontiers la peine.
b Quand je ne serois point coupable , je i voudrois toujours être soumis. Votre vob lonté toujours adorable me rendra préb cieuses jusqu’à vos rigueurs. J’adorerai » votre souveraineté, si je ne puis goûter » vos miséricordes : mais je ne désespère b pas d’en ressentir enfin les douces effub sions. Vous avez beau me montrer un vib sage sévère ; quand vous me frapperiez b du dernier coup, mon dernier soupir seb roit un mouvement de ma confiance (2). b Quand je serois cette vigne que vous
(1) Ut jumentum factus sum apud te, et ego semper tecum. Ps. 72. r. 23.
(2) Eliamsi occident me, in ipso iperabo. Job. i£. ¥. l5.
B K LA PAIX INTÉRIEURS. 2l5
» avez abandonnée , que vous avez défenp du aux nuées d’arroser, et que vous avez » changée en une solitude inculte (i) , » j’espère que dans votre plus grand éloi-
• gnement vous vous tournerez vers moi , » que du haut du Ciel vous jetterez un » regard favorable sur cette vigne que vo- » tre droite a plantée (2) , et que vous la » visiterez par les influences de voire
0 amour ; que le temps viendra ou le dé- » sert le plus stérile et le plus affreux sera
* changé en un champ fertile et riant (5)
j» où vous vous plairez à faire éclater vo-
# tre gloire et à peindre votre beauté (4)
• Vous aimez, Seigneur , à travailler sur » le néant : me voici ; et si je suis encore » quelque chose à mes propres yeux , hâ-
1 tez mon anéantissement pour commenp cer votre ouvrage. »
Comportez-vous de même dans vos com-
(1) Ponam eam desertam, non putabitur , et nubibus mandabo ne pluanl super eam imbrem. Is. 5. v. 6.
(a) Respicede Coelo et vide, et visita vineam istam. Ps. 79. v. 1 5.
(3) Lælabitur deserta, invia , et exultabit solitude» et florebit quasi lilium. Is. 35. v. r,
(4) Ipsi videbunt gloriam Domini , et decoran l>*i uoit ri. Ilid. y. a.
Sl6 PRATIQl E
munions, dans vos pratiques de mortification j dans le service que vous rendez à votre prochain , et généralement en tout ce qui est de la piété * sur cette maxime déjà établie * que plus vos exercices vous coûtent de peines et de violences , plus ils vous méritent de couronnes , et attirent sur vous les regards favorables de Dieu. La croix , la croix , c’est là votre partage, si vous voulez marcher à la suite de Jésus- Christ. Fondez votre édifice spirituel sur la vive roche du Calvaire , où Jésus , dans la plénitude de son âge , développe les plus profonds secrets de sa doctrine et consomme l’ouvrage de votre salut , et non sur les terres grasses de l’Egypte , où il n’est que bégayant , foible et inconnu. Est-ce pour vous amuser avec quelque douceur puérile , que vous vous êtes engagé dans le service de Dieu , ou pour opérer la sanctification de votre ame par toutes sortes de travaux ? Malheur à vous , si après bien des années d’une vie dévote , vous n’étiez à votre mort qu’un enfant de cent ans ; et si n’ayant semé pendant vos jours que dans la sensualité de la dévotion , et non dans l'esprit de la solide vertu , vous ne pouviez moissonner à la fin que la foiblesse et l’imperfection ! Que les goûts dont les autres
jouissent ne vous fassent point porter impatiemment vos aridités. Ils ont comme vous leurs jours tristes. Leurs délices présentes sont ou la récompense de leurs travaux pour Dieu, ou une effusion gratuite de ses miséricordes , et vous ne devez ni comparer vos vertus à celles qu’ils pratiquent, ni être jaloux des faveurs dont ils sont comblés.
§. IV
Il est vrai , direz- vous , Dieu 11e fait pas les mêmes grâces à tout le monde. Il en est le maître absolu , et je n’ai garde de murmurer contre la distribution qu’il en fait : c’est faveur quand il les accorde , et ce n’est jamais injustice quand il les refuse. Je reconnois même que je m’en rends toujours plus indigne , et c’est ce qui m’afflige le plus. Je serois sans inquiétude si j’étois sans infidélité. Si je cours jusqu’à me lasser, ce n’est pas pour ravir la couronne d’autrui , mais pour ne pas perdre la mien ne qui m’échappe à tout moment. Hier j’étois fervent , aujourd’hui je suis tiède , peutêtre que demain je serai froid. Et moi je vous dis que vous ne connoissez pas assez votre cœur et ses alternatives , la grâce dont vous êtes favorisé et ses différentes
Paix inter 19
SlS PRATIQUE
formes (j); que vous serez peut-être demain ce que vous étiez hier. Parce que vous étiez fervent hier , il ne s’ensuit pas que vous deviez l’être aujourd’hui , et que ce soit par votre faute que vous ne le soyez pas. Qu’il seroit à souhaiter que ce que vous appelez une tiédeur qui vous confond, ne se tournât point par votre impatience , en une ébullition qui vous évapore! La vie de notre ame , comme celle de notre corps , est mêlée de jour et de nuit. Pendant le jour ilfaut travailler avec force, et pendant la nuit soufFrir avec patience. C’est beaucoup alors de ne pas dissiper ce que l’on a acquis ; et il seroit aussi ridicule d’être surpris de la foiblesse que l’on ressent, que des ténèbres où l’on se trouve.
a Ne comptez pas beaucoup sur votre * disposition présente , qui se changera » bientôt en une autre , dit l’auteur del’I- » mitation de Jésus-Christ. Tant que vous » vivrez , vous serez , même malgré vous, » sujet au changement et aux alternati- » ves ; de sorte que vous vous verrez tan- » tôt dans la joie, tantôt dans la tristesse; » tantôt tranquille , tantôt troublé ; tantôt » dévot, tantôt sans dévotion ; tantôt fer- » vent , tantôt lâche ; tantôt sérieux , tantôt (i) Muîtiformis gratia Dci. i P*tr, 4* *<>.
DE LA PAIX INTÉRIEURE. RIQ • léger. Mais un homme prudent et bien versé dans la spiritualité se met au-dessus » de toutes ces vicissitudes : sans faire atten- » tion à ce qui se passe en lui , ni de quel » côté souffle lèvent de l’inconstance, il ne » vise qu’à son but , qui est son avance- » ment dans la vertu ; et ne regardant que » Dieu en toutes choses, il rend sa con- » duite égale malgré ces alternatives , et » sa vertu ferme parmi toutes ces varia i> tions. »
Saint François de Sales ne veut point que nous nous étonnions de ces vicissitudes, et que nous soyons alarmés de lafoiblesse qui succédera à la plus courageuse résolution. Il nous assure (i) que Dieu fera de nos misères le trône de sa miséricorde , et de nos impuissances le siège de sa toutepuissance, si nous les supportons avec humilité , avec tranquillité , avec douceur ; si nous ne perdons pas la confiance parmi ces foiblesses et ces obscurités ; si nous évitons l’impatience , l’empressement et le trouble , qui ne feroient, dit-il , qu’entortiller le fil de notre ouvrage , et nous embarrasser de nous-mêmes dans nos pen- (i) Ep. 47. lib. 4.
sées multipliées, et dans nos désirs entrelacés , comme un oiseau s’enlace dans un filet. Assurément ce ne seroitpas le moyen d’aller plus vite dans le chemin delà vertu, et de regagner bientôt la ferveur passée : il faudroit bien du temps pour se dégager , et pour se remettre dans la liberté dont on jouissoit avant que de se livrer à cette activité turbulente : et l’on en perdroit encore infailliblement beaucoup à suivre une ferveur artificielle que le démon , profitant de notre disposition , ne manqueroit pas de nous présenter, pour nous faire abandon « ner la véritable.
Ces vicissitudes qui nous affligent avoient plusieurs fois servi d’épreuve au saint que nous venons de citer. Il les supportoit sans s’en alarmer, et sans se livrer à l’inquiétude et à l’empressement qu’il condamne partout. a Sortant de ma retraite , dit-il dans » une de ses lettres , je semblois revenir de * l’autre monde , et je ne savois presque » plus parler de celui-ci. La multitude des » affaires , et les distractions qu’elles cau- » sent , ont insensiblement ralenti cette » vivacité de sentimens , et il ne me reste » de cette retraite qu’une pratique sèche » des résolutions que j’y pris. » Imitez-le par votre fidélité , par une conduite tou-
DB LA PAIX INTÉRIEURE. 291 jours sérieuse et recueillie , par une mortification continuelle de vos passions et de votre activité, par la patience à attendre tranquillement le Seigneur , qui vous a long-temps attendu, qui s’est souvent présenté à la porte de votre cœnrsans jamais entreprendre de la rompre , qui vous a sollicité sans vous troubler , qui s’est offert sans empressement , qui s’est retiré sans se rebuter , qui est revenu sans cesse. Cette attente tranquille de la ferveur , jointe à un désir sincère et à des soins modérés , est le moyen le plus sûr de la rappeler plus vite, de la posséder plus constamment, et de nous rendre supérieurs , par notre fidélité, à des alternatives qui ne dépendent pas de nous.
S- vi.
Sainte Thérèse ressentoit aussi ces vicissitudes (1), se trouvant tantôt avec un courage que rien n’ébranloit , tantôt avec une timidité qui étoit effrayée de la moindre peine ; tantôt avec une ferveur qui sembloit ne devoir jamais se ralentir, tantôt avec une langueur qui sembloit ne pouvoir jamais être ranimée ; tantôt avec un dégagement qui s’élevoit sans peine au-dessus
(i) Voyez son Chemin de la perfection, ch. 38.
de tout , tantôt avec des affections d'attache* ment quil’abaissoient , pour ainsi dire , audessous de tout. Néanmoins ces changemens étonnans qu’elle dit avoir non-seulement éprouvés en elle-même, mais encore remarqués en plusieurs autres saintes âmes, ne servoient qu’à lui faire connoître la foiblessede la nature sans l’abattre, et la force de la grâce sans l’enorgueillir. Plus ces alternatives étoient fréquentes , plus elles lui rendoient présens ces deux objets, qui se balançant, pour ainsi dire, l’un l’autre , la tenoient dans le milieu , entre la crainte excessive et la trop grande confiance. Sachant que le jour et la nuit se succèdent mutuellement, l’arrivée de l’un ne lui faisoit pas oublier le prochain retour de l’autre; et accoutumée à passer alternativement de la lumière aux ténèbres, elle n’étoit ni effrayée de celles-ci , ni éblouie de celle-là.
Si ces grands saints et presque tous les autres ont ressenti ces foiblesses, ces ténèbres , ces aridités , devons-nous être surpris de ne pas jouir sans interruption , de la force , de l’onction , de la lumière dont Dieu nous favorise en certains temps? S’ils n*ont trouvé de ressource à ces infirmités que dans une humble prière, devons-nous
de la paix intérieure. ûb5 en chercher dans de présomptueux efforts? Si , persuadés que leur naturel , quelque vif et quelque droit qu’il pût être, ne pouvoit produire que du naturel , ils se sont contentés d’agir doucement, selon la mesure de leur grâce présente , croyons-nous pouvoir ajouter quelque chose de notre fonds à la force de la nôtre ? ou voudrionsnous en interrompre le mouvement par nos propres efforts , plutôt que de renoncer à la vaine satisfaction que nous cherchons dans notre vivacité ? Si, avec les vierges prudentes, ils ont attendu tranquillement le retour de l’époux , se contentant de veiller et d’avoir leurs lampes en bon état , serions- nous sages de sortir 6ans ordre, sans huile , à travers l’obscurité et les dangers de la nuit, pour prévenir celui dont il faut attendre les approches ? Attendons-le donc dans un grand repos , sans nous endormir et sans nous empresser. S’il tarde à venir , redoublons notre vigilance , persuadés qu’il ne manquera pas à sa promesse , et qu’il viendra sans délai (i). Y a-t-il une contradiction à dire que différer n’est pas larder ? Non f ouisque ce sont les paroles de la vérité mê-
(i) Si moram fecerit, expecta ilium; quia venieu# veniet, et non tardabit... non mentietur. fjabae. 2. v, 3.
me. Il semble quelquefois à notre amour propre impatient , ou à noire zèle peu éclairé * peut-être encore à nos pieux désirs , que le retour sensible du Seigneur est tardif , et ses absences bien longues ; mais en effet il vient toujours sans délai , parce qu’il vient précisément au moment que sa sagesse infinie a marqué , et que nos vrais besoins le demandent.
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