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NÉVRALGIES GÉNÉRALISÉES

lesquels, ajoule-t-il, les narcotiques auraient fait merveille (1). »

J'ai donné mes soins à une dame très-nerveuse, enceinte de trois mois, qui, à la suite de violentes douleurs utérines, a eu des vomissements incoercibles, en outre, une fluxion avec éréthisme et dureté considérable des deux mamelles, et une congestion de la muqueuse de Tarrière-gorge accompagnée de muguet. Or tous les accidents ont cédé rapidement : les vomissements au bromure de potassium, la congestion des mamelles et de Tarrière-gorge à l'application de quatre sangsues (2).

Il s'agissait bien là de congestion réflexe.

Trousseau a insisté avec le plus grand soin sur ces faits et sur la nécessité qu'il y a, dans la douleur abdominale par exemple, de calmer l'élément névralgique pour empêcher l'inflammation de survenir (3) .

Marrotte a signalé l'influence des névralgies lombo-sacrées ou lombo- abdominales, influence se traduisant par des congestions et des hémorrhagies utérines (4). Valleix attribue souvent le flux leucorrhéique à la névralgie lombo-abdominale.

Le même auteur explique certains cas d'hématocèle rétroutérine par la paralysie vaso-motrice due à des névralgies utérines (5).

Woillez a décrit les congestions pulmonaires à formes névralgiques (6).

Bourgeois a parlé également dans sa thèse (4870) de cette forme de congestion. C'est cette donnée qui a fourni à Jansen (7) l'idée de proposer les inhalations de chloroforme et l'usage du chloral dans le traitement de la pneumonie.

Cahen a parlé dans son mémoire sur les névroses vaso-motrices de ces congestions intermittentes de l'œil, qui sont sous la dépendance des névralgies sus-et sous-orbitaires (8) .

D'ailleurs, les altérations organiques de l'œil produites par la

(1) Union mÀ/.,12 septembre 1876.

it) Dans la thèse de Barlureaux» Paris, 187i.

(3) Trouuesiu, Clinique médicaU de rHâtel-Dieu, t. H, p. A\\.

{i) Marrotte, Arch. de tnéd., 1860, t. II, p. 385.

(5) Umon méd., 1874.

<6) Woillez, Traité desmalad. des voies respiratoires, p. 7

(7) Jansen, Bulletin méd. du Nord, 1873.

(8) Cahen, Arch, de méd., 1863.

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perturbation névralgique sont connues depuis longtemps. Ainsi la Gazelle de Slrasbourg de 1857 relate un exemple d'hypopion consécutif à une névralgie prolongée. Dans le même recueil de 1858, il est cité un cas d'opthalmorrhagiesous l'influence névralgique.

Félix Guyon a décrit avec soin tous les troubles nerveux qui peuvent être la conséquence d'une simple carie dentaire, maisqui sont dus le plus souvent à l'inflammation de l'antre d'Highmore. Ces troubles se rencontrent dans la folie paralytique. Les principaux sont l'inégalité pupillaire, les attaques épileptiformes et une perversion notable des idées (1).

Joly, Mazades, ont aussi insisté sur ces phénomènes réflexes provoqués par des troubles shie tnateria.

Pour revenir à la pathogénie de la paralysie générale, étudions principalement les phénomènes vaso-moteurs qui ont pour siège la tête et la face (2).

Il serait utile tout d'abord de connaître l'origine de ces nerfs vaso-moteurs. Malheureusement cette question d'anatomie n'^l pas encore complètement élucidée, et les physiologistes émelti^nl à ce sujet des opinions très-variées. C'est ainsi que Schiff et beaucoup d'Allemands prétendent que les vaso-moteurs de la tète el de la face tirent leur origine du buble rachidien.

Budge croyait que le centre en question était dans la même région que les autres centres d'origine des nerfs de Tiris. Claude Bernard affirme que le foyer d'origine des vaso-moteurs de la tête se trouve au niveau de la troisième dorsale. Brown-Séquard (3i, observant que les lésions de la moelle à la huitième et même à la neuvième dorsale peuvent encore déterminer des modifications vasculaires dans la tête, a été porté à rejeter une localisation précise dans tel ou tel point de l'axe cérébro-spinal. Vulpian partage cette manière de voir, et il prétend que les nerfs vaso-moteurs de la tête ne sont pas tous contenus dans le cordon ceniciil du sympathique (puisque l'extirpation du ganglion cervical supérieur produit une paralysie vaso-motrice bien plus marquée que la simple section du cordon cervical du sympathique).

(1) Guyon, Dictionnaire de médecine de Dcchambre, article Maxillaire.

(2) V. Nothnagel, Arch. fur pathologùtche Anatomie de Virchow^ 1865, De$ nerfs t^*moteur* du cerveau.

(3) Brown-Séquard , /?n^ med. Journal, février el mars 1871.

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