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folie, mais ù diverses espèces de folies; voilà ce qu'il ne faut pas perdre de vue.
En premier lieu, toutes ces maladies laissent à leur suite une anémie notable; elles produisent une détérioration considérable qui peut retentir sur le fonctionnement cérébral; c'est cette partie de la question que Gubler (1) a si bien étudiée. Nous n'avons pas à nous en occuper, rappelons seulement que c'est à la fin de la maladie que se produisent ces troubles nerveux, que ces troubles nerveux sont le plus souvent passagers et qu'ils cèdent à l'usage d'une alimentation réparatrice, enfin qu'ils ne s'accompagnent pas de tièvre.
C'est à cette anémie cérébrale que se rapporte la folie des nourrices à la fin de la lactation, comme d'ailleurs bon nombre de folies survenant pendant le cours de la grossesse; c'est encore à cette origine qu'il faut rapporter bon nombre de manies rhumatismales, ainsi que nous le dirons plus loin.
Les troubles cérébraux que nous avons à étudier ici sont absolument différents par leur cause; ils tiennent à un processus congestif résultant de la fièvre. La fièvre donne lieu à des phénomènes vaseulaires que tout le monde connaît; ces phénomènes vasculaires sont transitoires ou permanents : de là deux grandes catégories. Ils troublent d'une façon plus ou moins durable le fonctionnement de l'organe qu'ils atteignent, suivant sans doute que le terrain est ou n'est pas prédisposé. Pour prendre un exemple dans la pathologie ordniaire, examinons ce (jui peut se présenter du côté de la poitrine dans le cours et à la suite des maladies aiguës. Il est beaucoup plus fréquent qu'on ne le croit de rencontrer des signes de congestion pulmonaire dans la fièvre typhoïde, même au début; heureusement le plus souvent ces congestions se dissipent sans laisser de traces; d'autres fois elles persistent et donnent lieu à la formation de produits hétérogènes dans le poumon, de telle façon qu'au bout d'un certain nombre de mois le malade, guéri depuis longtemps de la lièvre typhoïde, finit par mourir phthisique. De même dans d'autres maladies aiguës, dans la rougeole par exemple, chacun sait qu'une des suites les plus graves de la maladie est l'évolution
(1) Gubler, Arch. de méd., t. XV, p. 267 et suiv., 5'' série.