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Les travaux qu'il fit à Milan cîaus les sciences et dans les arts , sont autant de cliefs-d'œuvres dignes de l'admiration de tous les siècles, et au niveau de toutes les connaissances actuelles. Paul Lomazzo, son élève, dît : « Vinci nous a appris l'ana- 5) toniie du corps de l'homme et de celui du cheval. » J'en ai vu les planches supérieurement bien dcst) sinises de sa main (>). 11 lit l'anatomie de l'homme » avec Marc- Antoine de la Tore ^ professeur à Paî) vie. Il dissc'quait de ses propres mains j il en avait )) fait les dessins au crayon rouge , les relevant enj) snite par des traits de plume , le tout exécuté )) avec le plus grand soin (2). Entendons Vinci 1) même parler de son travail. Je ferai rr^marquer )) la différence de l'homme , du cheval et des autres ■» animaux. Je commencerai par les os, ensuite je 5) suivrai tous les muscles qui tiennent des deux y) bouts à Tos , sans aucune cox'de intermédiaire; de » là ceux qui tiennent par une corde à chacun des 5) deux bouts ou à un bout seul. Ailleurs il dit : Je î) vais faire 1 auatomie de la jambe jusqu'au flanc , )) dans tous les sens et dans les diverses positions ; î) on y verra les différentes couches , les veines , les » artères , les nerfs , les corps , les os ; quant à cts •>•) derniers , il faut les scier |^our en voir la grosseur. y> Venturi ajoute que le célèbre W . Ilunter ayant vit
(1) Lomazzo. Teinplo dclla pâtura, p. 17. Vexturi. (a) Vasari , Vita dl Lcoiuirdo da Vinci. VENTURf.'
DE l'auteur. XXX^
w quelques-unes de ces planches d'anatomie de )) Vinci , dans le cabinet. du roi d Angleterie, les a 3) trouvées très - exactes. Ce sont les premières )) planches de ce genre , Lien dessinées d'après na- » ture , qui aient paru à l'époque ds la restauration » de l'anatoniie. »
Le duc de Milan , toujours attentif aux moyens de perpétuer la mémoire de Léonard , lui proposa de faire un tableau de la cène de Notre-Seigneur, nour le réfectoire des Dominicains de IVotre-Dame
de la Grâce. Ce prince ne pouvait choisir un historien doué de tant de faveurs du ciel, pour traiter xm sujet si sublime et si touchant.
Ce tableau est le monument le plus précieux en Peinture que l'on connaisse du génie et de la philosophie de cet homme immortel. Léonard fut audessus de lul-mcme dans ce chc f-d "œuvre ; c'est la réunion de toutes les beautés de l'art de la Peinture. Dessin, expression, coloris, variété, noblesse, optique et finis précieux , tout est achevé , excepté la tète du Christ. Ce grand génie fut arrêté , dans la profondeur de ses idées, sur Dieu -homme. Les apôtres étaient si achevés , que , p'M'dant toute espéi-ance de se surpasser, il délibéra avec Bernard Zenale (i) son ami , artiste distingué, sur le parti qu'il avait à prendre , et , de concert ensem])le , ils arrêtèrent qu'il fallait laisser la tête de Jésus-Christ,
(i) BeriiarJ Zenalc t-tait Peintre et Architecte. II travaillait en même temps que Léouaicl, dans le monastère de Sainte* Marie-des-Grâces.
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ébauchée ( SemblaLle à ce peinlre grec (i), Quî , ayant épuisé les caractères de la douleur sui- les visages de ceux qui assistaient au sacriflce d'Iphigénicp crut ne pouvoir mieux exprimer celle d'un père infortuné qui voit immoler sa fille , qu'en lui couvrant le visage de son manteau.) (2).
A^rès avoir jeté ses regards sur l'histoire du Sau-^ veur , le moment qu'il a choisi est celui où Jésus- Christ déclare à ses apôtres qu'un d'eux le trahira. Les sentimens qui durent naître dans leur âme, et leur agitation dans un moment si critique, lui donna lieu d'exercer son génie dans la partie de la Peinture qu'il affectionnait davantage , et dans laquelle il excellait.
Jésus-Christ (5) occupe la place du milieu , comme la plus honorable , n'ayant autour de lui personne qui soit trop près de ses cotés. Son attitude est grave , et ses bras dans une situation libre et dégagée j
(1) Timante , concurrent de Zeiixis. Les tableaux qu'il fit d'un Cyclope et du sacrifice d'Iphigénie , ont elé si célèbres et si loues par les meilleures plumes de l'antiquité , qu'il n'y a personne qui, sur le rapport des, historiens , n'en conçoive une estime très-particulière. Dans le sacrifice d'iphigénie on voyait la tristesse peinte sur tous les visages , mais elle paraissait principalement sur celui de Menelaiis , oncle de la victime , de sorte qu'avant épuisé tous les caractères de tristesse et de douleur, et ne pouvant rien faire de plus pour exprimer la violence de la douleur à'Agameinnon son père , il lui cacLa le visage d'une draperie.
Felibien, Mariette, etc.
(2) Emprunté de Mariette.
(3) Rubf.us.
pour
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pour exprimer une divine séeurité. Les apôtres paraissent agités lie côté et daulre, par la véhémence de leur inquiétude. La crainte , le désir de pénétrer le sens des paroles du Sauveur , se distinguent sur leurs visages et dans leurs gestes; néanmoins, on ne voit parmi eux aucune bassesse, ni aucune action contre la bienséance.
Lorsque Léonard travaillait à ce tableau, qui est peint sur le mur , et occupe un espace de plus de trente pieds en hauteur et largeur, il eut quelques différends avec le prieur des Dominicains. C'était , dans celui-ci, le despotisme, l'ignorance et Pavarice , décorés du froc. Il poussa l'indécence jusqu'à se plaindre au duc de ce que l'artiste n'achevait point son tableau. Dans ce siècle où l'on sortait à peine de la barbarie , le génie ouvrait le temple de toutes les sciences ; le farouche prieur n'était pas encore introduit dans son sanctuaire ; il ne pouvait suivre la génération des idées du grand homme qu'il offensait ; il ne respectait pas le repos du génie qui mesurait la course qu'il venait de parcourir , et méditait sur les moyens de la finir glorieusement.
Le duc s'était déjà rendu une fois à la sollicitation du prieur, en engageant Léonard à finir le tableau, et pour mettre fin à ses im[)ortunités, il fit encore venir une seconde fois Léonard, et lui demanda, avec bonté, où en était son ouvrage. Il répondit : «Prince, j'y tra- » vaille tous les jours; il ne me reste plus que deux )) têtes à faire , celle du Sauveur et celle de Judas. )) Je n'ose finir celle du Sauveur , parc'^ que je
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î) n'espère plus pouvoir exprimer l'idée Je la Divi- >^ nité , qui se cache sous les traits les plus parfaits M que puisse présenter la nature. Quant à celle Je )> Judas , je vais chaque jour dans les mauvais V lieux de Milan, y cherchant dans la pUis vile ca- )) naille de quoi me former dans l'esprit la physio- )) nomîe de ce traître. Je n'y suis pas encore parî5 venu à mon gré ; mais enfiu , si je dois finir bientôt, )) je peindrai la tête du prieur. » Celte résolution ■fît éclater de rire Louis Sforza et toute sa cour ; et le moine , épouvanté du projet de Léonai'd , lui déroLa sa figure (i).
Telle estlhisloire du fameux tableau delacène (2). Ce chef-d'œuvre enleva tous les suffrages; les savans l'ont loué avec dignité ; l'histoii'e en fait mention comme d'un prodige ; la gravure seule s'en était rendue indi^tle ; la traduction parfaite en était réservée au célèbre burin de Raphaël Morghen , pour l'admiration de l'univers , et nous répétons devant
(i) Peu importe que cette anecdote soit vraie ou non, dit Venturi ; ce qui est vrai , c'est qrre Léonard n'aimait point les moines. M. Mariette dit que Léonard était trop homme de bien , et avait trop d'usage du monde , pour se servir en cette occasion de la tête du père prieur , comme quelquesuns l'ont avancé mal-à-propos [notamment Dcpiles]. Il lui eu fit seulement la peur, et ayant découvert une physionomie Islle cfu'il la souhaitait, il y ajouta encore quelques traits de rcux qu'il avait déjà rainasses sur ce sujet, et en peu ds temps il finit cette tète et s'y surpassa.
(9,) Le tal)1pau de la rêne était presque effacé au commeaceiucut du siècle dernier ; mais on l'a restauré.
De î/ auteur. xxx'!?s
Cette belle gravure , trois siècles après Léonard, cO que le célèbre Lucas Pacioli disait de sou temps, ce Le tableau tnagniiîqne de la cène du Sauveur, )) peint dans le réfectoire du couvent des Grâces , j) l'emporte sur Apolle , Miron , Policlète. »
Suivons Pacioli. Ce qu'il nous apprend encore de cet liomme unique , jetle de grandes bimières sur ses travaux en tout genre , et sur l'étendue de soa esprit. En s'adressant à François Sforza , duc de Milan, il lui dit : « Le 9 février i/fS/^j en me » trouvant dans votre séjour ordinaire du cliâteau )) <le Milan , où vous avez rassemblé des savans cé- » lèbres en tous genres...., vous y avez deux arclii- 3) tectes-ingénieurs clairvoyans, qui enfantent cbaquc î) jour de nouvelles inventions. Le premier est Léo- 3) nard de Vinci , de Floience , qui surpasse tout » autre en ce cpii est de la sculpture, de lart du » fondeur et de la peinture. Nous voyons cela par* )) la surprenante statue équestre de douze brasses (i) )) de bauteur , dont la masse totale pèse deux cents
)) mille livres (2). Ces travaux ne Fépuisent pas ^
)) car ayant déjà acbevé un Traité sur la Peinture )) et les mouveiTiens de l'homme, il en a entrepris » un autre plus précieux sur le mouvement local , )) sur la percussion, les poids et les forces ; il y tra-
(1) La Lrasse de Milan est au picJ de France comme il : Gi îl est 0,793 du mètre.
(2) Tous les travaux do Vinci pour la statue e'questre, furent flétruits dans la levolutioa de i499.
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)) vaille avec le plus grand soin pour le finir, etc. (i) » Telle est la force de l'intelligence dans le petit nombre d'hommes qui ont le privilège d'étonner le monde par leurs conceptions. Cette faculté supérieure de tout embrasser n'a point de terme pour le génie, et il n'a de droit légitime à l'admiration imiversellcj que lorsqu'il franchit les boi-nes ordinaires que la nature semble avoir fixées à rentenderaent humain (2).
A cette époque de la renaissance des lettres , une partie de l'Europe était gouvernée ])ar de grands princes ; les arts florissans au milieu de la paix , répandaient partout l'abondance et le bonheur ; mais l'ambition et la jalousie, qui siègent sans cesse autour des trônes, excitèrent des troubles affreux dans la Lombardie. Louis xii se croyant fondé à prétendre le duché de Milan (5) , en entreprit la con-
(1) Essais sur les ouvrages physico-mathématiques de Li'o« uard de Vinci, p. 45.
(2) Voyez dans le catalogue<Wles tableaux de Le'onard , ceux qu'il fit dans Milan. i
(3) Louis XII entreprit la conquête du Milanais , et s'en. rendit maître dans peu de jours , aidé du secours des Vénitiens. Il en chassa Louis Sforce , dit le More , et pour justifier cette investiture inopinée , l'histoire ^oute que Louis Sforce avait usiiipé <;et état sur son neveu , ef que par ritt» usurpation, et le meurtre de ce prince qu'on lui imputait,
il s'était rendu odieux à tout le monde. Louis Xii en partaub de Milan, y laissa, pour gouverner l'état eu son nom , Jeau- Jacques Trivulre , qui n'avait pas le talent d'y faire aimer la domination française. Le duc , chassé , trouva dans la faveur de quelqucs-uus du peuple, le 1003 en de rentrer dam son État
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qucte , ci s'en rendit maître en peu de jours. Par deux lois le duc lut défait et mené captif eu France. Après cette disgrâce des Sforccs , les arts effrayés se dispersèrent dans Tltalie. Les artistes qui avaient acquis de la célébrité dans tous les Leaux-iarls , sous la conduite de Léonard do Vinci , se réfugièrent partout où fleurissait le rameau de la paix. (L'histoire en cite plusieurs qui ont acquis des droits à la postérité , tels que Melzi , César Seslo , Bernard Loviro, André Salario , Paul Lomazzo , Marc Uggioni , Antoine Boltrasio , Gobbo, Bernazzano, etc.) L'entrée de Louis xii dans le Milanais , fournit encore un sujet au génie de Léonard, pour faire connaître sa science dans la mécanique j et , comme un autre Archimède, au milieu des camps, il pensait encore aux moyens d'étonner le monde par les plus admirables productions du génie (i). Arrêté
dès le printemps de l'année suivante ; mais comme les moveu* de se soutenir long-temps lui manquaient , il en fut de nouveau chasse par ce même prince, assiste des Suisses, qui feignirent de se révolter contre le duc , faute de paye. Il avait pris l'habit d'un de leurs soldats , pour s'ecliapper, et comme ils étaient en marcIie pour ^ retirer dans leur pays , ils le dénoncèrent làclicment ; il fut reconnu et arrête près de Novare, et conduit prisonnier en France, où il mourut au château de Loches en Touraine , huit ans après. [^Hlst. univ."]
Sur le carton d'un des douze volumes manuscrits de Léonard , qui sont à l'Institut national , on trouve de lui ces mots «'crits dans le même, temps : «Fuis les orages.... le duc a perdu » l'Etat , SCS biens et la liberté ; aucun de ses ouvrages n'a êtc » achevé. » \ Essai sur les ouvrages de Vinci, p. Sy. ]
(i) Dans les manuscrits de Léonard on trouve un mémoire de lui qu'il préicuta à Louis Sforza. Ce méiuoire donne l'idée
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par le temps , il se Loma à faire un lîon automate ,* qui s^^vanr:a au devant du roi dans la salle du pa^^ lais , puis sétant dressé sur fcs deux pieds de derrière, il ouvrit son estomac et fit voir un écussoa rempli de fleurs-de-lys (i).
Louis XII accorda à Léonard une pension, et lui fit don de quelques droits sur les canaux du Milanais. Sous le gouvernement français , il acheva des travaux sur l'hydraulique qu'il avait commencé sous les Sforza. (Jn cite avec enthousiasme la jonction du canal de iVîailesana avec celui du Tesin , comme un chef-d'œuvre digne des travaux de Ptolomée. Dans ses recherches et ses méditations , il trouva les moyens de vaincre la nature , qui s^opposait partout
de ses connaissances daûs la praticftîo «te rarchitecturc civile et militaire ; en voici un extrait de ce rfu'cn a publie J.-B, Venturi :
« MonsetËTneur , puisque je vois que ceux qui passent pour » être maîtres dans l'art des machines militaires , ne savent V point sortir du commun, je vais vous offrir mes idées là- >> dessus. — Je vous ferai des ponlons très-Ie'gers et trcs-so- » lides , j'indiquerai 1;< mauiùre de les placer et de les défendre V> avec sûreté. Lorsqu'il s'a-^ira de prendre une place , j'en >> épuiserai le fossé d'eau ; je «pannais l'art de creuser une » galerie souterraine au-dessous des fossés mêmes, et de la » pousser jusqu'à tel point déterminé qu'on veut. Si le fort » n'est point bàli sur la rorlie » je le renverserai. — J'ai dif- » férentes nouvelles ronstruclioas de ombardes . de passa- » l'olanû, et de mortiers, de ceux qui sont propres à jeter de )» la grêle , du feu et de la fumée au milieu de l'ennemi , et » d*^ toutes les autres machines convenables à un siège , et à ■» la guerre de terre ou de mer, selon les circonstances , etc. )^
(i) Lomazzo. Trattato dcUa pittura , p, loG.
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â l'exécution d'un si vaste projet : il ouvrit la navigation de Milan , et l'un vit les eaux de l'Adda , en fertilisant les campagnes , amener l'abondance dans la ville. (( 11 avait , dans sa jeunesse , déjri donne )) des preuves de sa capacité dans ce genre , avec le » projet d'un canal de navigation de Florence à w Pise. Léonard de Vinci s'était encore acquis une » telle réputation dans l'arcliitecture militaire , » qu'après la chute de Louis Sforza , le duc Va- )> lentin l'attaclia à son service , en qualité darchi- » tectc et d'ingénieur en chef; il lui donna com- » mission de visiter les places de ses états , et or- )i donna que tout autre ingénieur des mêmes places » fut obligé de se consulter avec Vinci , et de se )) conformer*à ses plans (i). »
Depuis i5o2 «jusque vers l'an i5i3 , on voit Léonard alternativement dans la Piomague, à Milan et à Florence. C'est 1 époque de sa vie où il paraît s'être entièrement livré aux études spéculatives. 11 se retirait souvent dans la maison Melzi : dans ce séjour agréable , il s'appliquait entièrement à la philosophie. C'est dans cette maison où l'on peut présumer qu'il a fait la ç^ajeure partie des manuscrits qui augmentent aujourd'hui nos richesses nationales dans les sciences (2). Dans ses recherches et ses dé-
(1) Ce diplôme a c'Ié publié par Guillaume de la Vallée , dans la nouvelle édition de Vasari , à Sieune , 1792. Essai sur les ouvrages de Léonard, p. 40.
(2) Les manuscrits de Léonard, rapportés d'Italie, sont cm 13 volumes.
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couvertes sur l'opllqne , la physique générale , l"astronomie physique, les phénomènes de la nature, et généralement toutes les sciences qui empruntent leur force de la géométrie , il est prodigieux (i). A cette époque, la Peinture n'était que la plus faible partie de ses occupations. Les troubles de la Lombardie avaient fermé le temple des Leaux-arts. L'humiliation des Sforza ses protecteurs, le ressouvenir de ses affections et de ses jouissances passées, lui rendaient le séjour de Milan pénible. Rien ne pouvait plus l'attacher à un pays qui , dans sa prospérité , lui fournissait les occasions de gagner tous les suffrages des savans et des amateurs des beaux-arts avec le pinceau d'Apelle , et le cœur des Grâces avec la lyre du dieu du jour (2). La postérité ne nous a conservé de lui que ce morceau précieux de sa verve poétique.