W PRÉFACE
tiels de 1 art , que M. Depiles a essayé de relever avec le ménagement de l'amitié , et trop faiblement pour en arrêter les progrès. Les beaux ai-ts se sont ressentis des funestes effets qu'ils ont produits pendant le cours du siècle dern er. On peut en juger par ce morceau qui renverse l'édifice de la Peinture.
Piegula certa licet nequeat prospetica dici, Aiit complementum graphidos , sed in arte juvamen Et inodus aceelerans operandi : ut corpora falso Sub visu in multis referens mendosa labascit : Nam geometralem nunquam sunt corpora juxta Mensuram depicta oculis , sed qualia visa.
Léonard était bien loin de penser ainsi ; guidé dans tout ce qu'il entreprenait , par un esprit géométrique , il recommande l'étude de la perspective comme la première chose qu'un Peintre doit apprendre , et en fait le premier chapitre de son Tiaité de la Peinture.
Le célèJDre Poussin, ce peintre le plus universel et le plus égal en la représentation de toutes les parties les plus nobles de la Peinture , faisait le plus gi'and cas des écrits de Léonai'd de Vinci. « Ce fut par le cavalier Delpozzo , avec qui il » avait de savans entretiens sur la Peinture,