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que des accidents de pneumonie fort circonscrite. Tel est le l'ait cité par Bailly, et dont il a été déjà question plusieurs fois. Telle est encore l’observation publiée par M. Stanski, où la pneumonie parut occuper un petit espace. Si dans ce dernier cas le malaise et la faiblesse furent portés à un plus haut degré que de coutume, cela tenait sans doute à l’état maladif antérieur, aux tubercules pulmonaires qui existaient avant l’accident, et qui s’étaient déjà révélés par des signes rationnels.
Les phénomènes produits dans cette espèce de pneumonie traumatique ne diffèrent pas de ceux des pneumonies ordinaires; c’est ce qui eut lieu du moins pour les malades de MM. Bailly et Stanski. Chez le premier, le corps étranger ne provoqua des signes de pneumonie que trois mois après son introduction ; dans le deuxième, au contraire, la pneumonie se déclara dès le deuxième ou troisième jour. Arrivé au cinquième ou sixième jour, Thaleine devint fétide, et le malade expectora une grande quantité de matières purulentes. Dans les deux cas dont je parle, le corps étranger s’échappa à la faveur d’un abcès développé dans les parois thoraciques. Le malade de Bailly guérit, mais la femme de M. Stanski mourut non de l’accident, mais par le progrès de la phthisie dont elle était atteinte'.
J’ignore si la nature des corps étrangers introduits du larynx dans les poumons influe sur les symptômes, sur la marche, sur la durée et la terminaison de la pneumonie qu’ils provoquent. La chose est probable, mais les faits manquent encore pour l’affirmer. Supposez, en effet, la pénétration d’un de ces corps étrangers incapables par eux-mêmes de cheminer dans les poumons, comme le seraient une pièce de monnaie, un fragment d’os, etc., on les voit s’engager le plus souvent au commencement de la bronche droite, et provoquer l’inflammation des parties voisines, comme dans les faits rapportés par les docteurs Gilroy et Houston. Cependant, invariablement fixés dans le même point par la disposition des parties, ils ne peuvent être expulsés que par la voie qu’ils ont suivie pour y pénétrer. Ce mode d’élimination est toujours difficile à s’effectuer; aussi les pneumonies qui surviennent dans ces conditions me paraissent devoir se terminer plus souvent d’une manière funeste. C’est ainsi que dans l’observation du docteur Gilroy, le malade succomba au bout de trois mois avec un vaste abcès S dans le poumon droit, et dans le fait cité par M. Houston, la mort arriva onze jours après, et fut la conséquence d’une pneumonie qui, ; ayant envahi d’abord tout le poumon droit, avait fini par frapper < le pdumon gauche lui-même.