PNEUMONIES CONSÉCUTIVES
Les pneumonies secondaires peuvent non-seulement revêtir les mêmes formes que les pneumonies primitives, mais elles en ont aussi qui leur sont presque spéciales; c’est ce qu’on verra bientôt. On peut établir d’une manière générale, que la forme qu’affecte la pneumonie est surtout déterminée par la nature de la maladie première qu’elle vient compliquer, par la période à laquelle celleci est parvenue, ainsi que par l’état dynamique du sujet.
Je n’ai jamais vu de pneumonie consécutive affecter la forme bilieuse ; cela dépend uniquement de la rareté de celle-ci ; car il est bien certain que, si une constitution bilieuse venait à se montrer, nous la verrions influencer aussi bien les symptômes des pneumonies secondaires que ceux des pneumonies primitives. N’ai-je pas vu, pendant la constitution catarrhale épidémique de 1837, toutes les pneumonies sans exception qui survenaient chez des individus déjà malades porter le cachet de la constitution régnante. On peut établir, comme proposition générale, que presque toutes les pneumonies qui se déclarent dans le cours des affections graves ont une grande tendance à revêtir la forme typhoïde ou bien à devenir latentes.
Beaucoup de pneumonies qui surviennent dans le cours des maladies aiguës et chroniques s’accompagnent donc surtout de symptômes typhoïdes, et elles affectent particulièrement la forme adynamique. Je ne parlerai point ici des inflammations pulmonaires qui se déclarent chez les individus atteints de fièvre grave, de scorbut, de morve, de résorption purulente ou de gangrène; car les symptômes advnamiques ou ataxiques qu’on observe constamment alors sont généralement primitifs ; ils ont précédé le développement de la pneumonie, et sont essentiellement dépendants de la maladie principale; la pneumonie intercurrente a ou surtout pour effet de