UE LA MORT DANS LA PNEUMONIE ET DE SES CAUSES
Lorsque la pneumonie eut une issue funeste, la mort eut lieu entre le cinquième et le dix-neuvième jour, pour les pneumonies primitives; entre le deuxième et le dixième, pour les secondaires. Ni dans les unes ni dans les autres, je n’ai reconnu qu’il y eût une tendance marquée à se terminer par la mort préférablement à certains jours, comme le croyaient quelques auteurs anciens. Nous ne pouvons guère préciser suivant quel mécanisme la mort survient dans la pneumonie. Nous voyons dans cette affection une lésion matérielle plus ou moins étendue d’un organe important troubler les fonctions* principales, modifier et presque dénaturer les lois vitales; mais après avoir constaté tout cela, il nous est encore impossible de percer le voile épais qui nous dérobe les mystères de la nature dans le terrible passage de la vie à la mort. Le génie de Bichat avait vainement lutté contre ces difficultés; aussi ce grand physiologiste ne s’est-il guère occupé, dans ses recherches, que des morts rapides qui sont le résultat subit d’un grand trouble excité dans l’économie, parce que dans ce cas, en effet, l’observation permet de déterminer suivant quelles lois et suivant quel ordre nos diverses fonctions s’éteignent. 11 est des pneumonies qui sont