‹ Traité de la pneumonieChapitre 112 sur 157 · MARCHE DES MALADIES ORGANIQUES PU CŒUR · texte numérisé non relu

MARCHE DES MALADIES ORGANIQUES PU CŒUR

; et donnent lieu consécutivement à différentes altérations qui porl tent sur la capacité des cavités et sur l’épaisseur des parois.

I On a vu précédemment, d’après les faits curieux rapportés par Bouillaud et Dalmas, comment la pneumonie pouvait être 1 l’occasion d’un rétrécissement et peut-être même d’une oblitération (complète de l’aorte. Enfin il est peut-être possible que la pneumoinie puisse produire une affection du cœur d une manière mécai nique, en déterminant une accumulation considérable de sang dans lies cavités; cette dernière cause n’est pourtant pas démontrée, je me la regarde que comme probable; j’ai cité précédemment, ien sa faveur, un fait que d’autres interpréteront peut-être difîéîremment.

Quelle influence la pneumonie exerce-t-elle sur la marche des : maladies organiques du cœur, lorsqu’elle survient dans le cours de mes dernières? Il semble que la pneumonie, en augmentant la idvspnée habituelle des malades, en imprimant un trouble profond ; à la circulation cardiaque, dût avoir pour effet constant d’aggraver les maladies organiques du cœur, qu’elle vient compliquer. Cependant, il ne paraît pas que cet effet ait lieu du moins dans le plus (grand nombre des cas; sur sept malades qui eurent une pneuimonie grave dans le cours d’une affection organique du cœur, déjà lassez avancée, et qui furent assez heureux pour en guérir, tous se rétablirent complètement, tous quittèrent l’hôpital éprouvant au même degré qu’avant l'invasion de la pneumonie les symptômes propres à la maladie du cœur; cependant chez l’un d’eux, les \ ; accidents s’aggravèrent tout à coup et sans cause au bout de quelques jours, il rentra dans nos salles six semaines après, atteint |i d’un œdème considérable, et ne tarda pas à succomber. J’ignore [I i quel a été le sort des six autres.

Chez le malade dont je viens de parler, les accidents du côté du i icœur ne se sont aggravés que quelques jours après la sortie de l’hôpital et dix ou douze jours après la guérison de la pneumonie.

1 Cependant je trois qu’on ne peut s’empêcher d’admettre que eelle- |< ci a été, soit directement, soit indirectement, la cause véritable des ; accidents qui sont survenus. Je conçois que ceux-ci n’aient pas f (éclaté lorsque le malade était encore à l’hôpital, gardant le repos I « et suivant un régime convenable; mais dès qu’il a voulu reprendre t : ses anciennes occupations, les troubles du côté du cœur se sont | i manifestés avec force et ont prouvé que la maladie aigue que cet individu venait de subir avait modifié l’organe central de la (circulation, sinon dans sa structure, du moins dans ses fonctions.

INFLUENCE UE LA PNEUMONIE

(Voyez plus haut, pages 61 et 365, ce que j’ai dit de l'organisation des caillots dans les cavités cardiaques.)

ARTICLE III

INFLUENCE DE LA PNEUMONIE SUR LA PRODUCTION ET SUR LA MARCHE DE PLUSIEURS AUTRES MALADIES.

§ 1er. — Hydropisies.

Je ne mentionne qu’en passant l’opinion de quelques pathologistes anglais et du docteur Abercrombie, en particulier, qui signalent les inflammations pulmonaires comme pouvant donner lieu à une hydropisie générale (1). En parcourant la description qu’ils donnent, il est réellement impossible de se former une idée un peu exacte du siège de la lésion principale, ainsi que de sa nature. En France, où les diverses espèces d’hydropisies ont été étudiées avec beaucoup de soin, et rattachées à des altérations distinctes, personne, que je sache, n’a encore vu des anasarques qu’on pût rapporter à une inflammation du parenchyme pulmonaire ; pour ma part, je n’ai jamais rien vu qui pût confirmer les assertions de nos confrères d’outre-mer.

§ 2. — • Maladies à manifestations cutanées.

La pneumonie qui se déclare dans le cours de certaines affections cutanées, ayant une marche aiguë, peut exercer sur celles-ci une action dérivative plus ou moins puissante. La maladie de peau peut diminuer d’intensité et quelquefois s’éteindre tout à fait; cette disparition peut être définitive; ailleurs l’éruption se reproduit plus tard, dès que la phlegmasie des poumons a elle-même diminué ou cessé. L’action dérivative exercée par la pneumonie sur les manifestations cutanées est facile à constater dans les fièvres éruptives, particulièrement dans la rougeole et même dans la variole. Lorsque la phlegmasie pulmonaire commence avec l’éruption, celle-ci est incomplète, irrégulière, mal dessinée ; si la pneumonie ne commence que lorsque l’éruption est entièrement sortie, on ne tarde pas à constater pour la rougeole, que les taches pâlissent, qu’elles s’effacent et qu’elles disparaissent même tout à fait; le plus communément elles prennent une couleur violacée ou

(1) Edinburgh mcd. and snrg. Journal, t. XIV, p. 163.

maladies a manifestations cutanées. /it>5

bleuâtre. Dans la variole, les boutons pâlissent, ils prennent quelquefois une teinte livide ou violacée; si on les presse avec la pulpe des doigts, ils ne donnent plus au toucher cette sensation de dureté, et plus tard d’élasticité, que présente l’éruption variolique dans le premier septénaire, lorsqu’elle est régulière; si la pneumonie survient pendant la période de suppuration, les pustules s’affaissent brusquement, elles sont flétries à une époque où elles devraient encore offrir beaucoup de tension et de résistance. Cette influence exercée par la pneumonie sur la maladie cutanée, est toujours du plus fâcheux augure; tous les malades chez lesquels elle a été observée ont succombé sans aucune exception.

La pneumonie ne peut en aucun cas se montrer utile dans ces maladies générales. Elle peut bien empêcher la manifestation cutanée, mais cette circonstance, loin d’être favorable, est par contre fatale, elle ajoute du moins beaucoup au péril. On a prétendu qu’il n’en était pas de même pour la suette. Foucarl dit que la pneumonie qui, d’ailleurs, est une deâ»complications les plus rares de cette maladie, a paru dans un cas faire avorter la manifestation cutanée (1). Mais l’observation qu’on a citée n’est nullement concluante, car rien ne prouve même qu’il y ait eu suette; je crois plutôt que la pneumonie a été tout à fait primitive.

Dans d’autres affections cutanées, la révulsion exercée par la pneumonie peut être favorable, et l’on peut voir cesser alors des affections qui persistaient depuis un temps plus ou moins long, et qui avaient quelquefois résisté à des traitements Irès-prolongés. J’ai vu une jeune lille, qui après une pneumonie grave fut débarrassée d’un érythème noueux qu’elle portait sur la face antérieure des deux jambes, et qui depuis deux mois s’était montré rebelle à toute médication. Sous l’influence de la pneumonie on le vit s’éteindre au bout de six jours, ne laissant dans le point qu’il avait occupé qu’une couleur bleuâtre, reliquat ordinaire de cette affection. La pneumonie peut exercer cette action révulsive même sur les affections cutanées qui sont de nature spécifique. Tantôt alors l’état morbide de la peau disparaît pour toujours, d’autres fois il revient spontanément, il peut reprendre même son intensité première, dès que les symptômes thoraciques se sont amendés ou ont complètement cessé. Ces effets ont surtout été observés dans les cas de syphilides. M. le docteur Cazenave (2) dit en avoir vu plusieurs exem- | pies; et je possède l’observation d’un homme qui, ayant été affecté

(1) Suellc miliairu. Paris, 1854, p. 128.

(2) De la révulsion el la dérivation, thèse de Paris, 1840, p. IG.

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d’une pneumonie médiocrement intense, dans le cours d’une syphilide papuleuse, on vit celle-ci s’affaisser, diminuer d’intensité et cesser entièrement lorsque la convalescence de la maladie intercurrente commençait.

§ 3. — Manie.

J’ai déjà dit que la pneumonie pouvait être la cause occasionnelle du développement d’une manie chez des sujets prédisposés. Les recherches statistiques de MM. Aubanel et Thore ont prouvé que, pendant l’année 1839, sur 91 maniaques qui furent admis à l’hospice de Bicêtre, huit étaient devenus fous à l’occasion d’une maladie, et sur ce nombre on comptait cinq pneumonies qui s’étaient accompagnées de délire dans leur cours; la guérison de la phlegmasie pulmonaire n’avait pas mis fin au trouble cérébral, qui, loin de là, avait dégénéré en manie aiguë. Disons pourtant que la folie est un des accidents les plus rares après la pneumonie ; c’est à peine si j’en ai vu un seul exemple dans ma vie. Je ne saurais donc reconnaître comme exacte l’opinion émise récemment par M. Dagonet, que la pneumonie serait, après la fièvre typhoïde, la maladie qui prédisposerait le plus à la folie (1). Ce qui confirme d’ailleurs mes propres impressions, c’est de voir la pneumonie complètement passée sous silence, soit comme cause prédisposante, soit comme cause efficiente de la folie, par M. le docteur Marcé (2).

ARTICLE IV

Il était très-important de rechercher l'influence que la pneumonie pouvait exercer sur la marche de la grossesse, sur le produit de la conception , ainsi que sur la sécrétion lactée. J’ai trouvé dans les recueils scientifiques onze observations de pneumonies chez des femmes enceintes, et j’en ai recueilli moi-même sept autres cas; c’est peu, sans doute, cependant nous pourrons retirer de l’analyse de ces faits quelques enseignements utiles.

Seize des femmes dont nous parlons furent en quelque sorte surprises par la pneumonie au milieu de la santé la plus parfaite; chez deux, la phlegmasie pulmonaire vint compliquer une allection organique du cœur déjà fort avancée. Elles étaient arrivées à

(1) Trailé des maladies mentales. Paris, 1862, p, 206.

(2) Traité pratique des maladies mentales. Paris, 1862,

diverses périodes de leur grossesse; treize n’avaient pas dépassé le cinquième ou le commencement du sixième mois ; les autres étaient parvenues à la fm du septième, du huitième et du neuvième. La pneumonie n’affecta point de siège de prédilection, ni une forme spéciale, mais elle se fit généralement remarquer par la violence de la réaction fébrile; aussi la mortalité dépassa toute proportion. C’est ainsi que chez les treize femmes dont la grossesse atteignait à peine le cinquième ou le sixième mois, cinq avortèrent les quatrième, cinquième, sixième, neuvième et quinzième jours de la pneumonie, et trois d’entre elles succombèrent peu de jours après, par les progrès de l’affection. Chez les deux autres, l’avortement n’eut aucune suite fâcheuse; une fois même la maladie resta grave et son issue incertaine jusqu’au quinzième jour; mais aussitôt après l’expulsion d’un fœtus de trois mois, on vit la phlegmasie marcher vers la résolution. Les cinq femmes qui furent atteintes de pneumonie, lorsqu’elles approchaient déjà plus ou moins près du terme de la grossesse (de sept à neuf mois), succombèrent toutes ; quatre moururent un ou deux jours après l’expulsion d’un fœtus qui, dans deux cas, vint votant; dans un dernier fait, emprunté à Yalsalva, la femme succomba au cinquième jour de la maladie sans accoucher ; l’opération césarienne, pratiquée aussitôt, ne donna qu’un • cadavre (1).

Les faits qui précèdent doivent faire comprendre combien la pneumonie est redoutable pour les femmes grosses. Nous avons vu, i en effet, que celles-ci ont succombé dans le rapport de huit sur dixi huit, proportion énorme si l’on a égard surtout à l’àge des malades. lEn considérant l’influence exercée par la maladie sur la marche ide la grossesse, nous trouvons que dans la moitié des cas il y eut .avortement, ou accouchement prématuré. Je suis bien loin d’affiruner que ces proportions soient toujours les mêmes ; je pense même tque, tout en étant exceptionnellement plus grave, la pneumonie qui i atteint les femmes grosses ne tue pas, ni peut-être ne fait pas avort ter dans cette proportion. C’est la conclusion que je tirerais des faits qui me sont personnels. Trop peu nombreux pourtant, j’ai dù en (■rechercher d’autres dans les recueils scientifiques; mais ce n’est ipas là, je l’avoue, un moyen bien sùr pour connaître exactement le degré de fréquence ou de gravité d’une affection, comme la valeur des méthodes thérapeutiques; car, pour résoudre ces problèmes comme il convient, il faut posséder indistinctement tous des laits recueillis, et non exclusivement ceux qu’on ne publie sou-

(1) Morgagni, vingtième lettre, § lü.

vent que parce qu’ils offrent quelque particularité remarquable oli insolite, ou pour venir à l’appui d’une méthode thérapeutique qu’on préfère.

Il serait intéressant de savoir si la pneumonie détermine plus ou moins souvent l’avortement que les autres affections aiguës. On conçoit que pour éclairer cette question, il faudrait posséder un grand nombre défaits; toutefois je vais donner ici le résumé des observations que j’ai faites; elles pourront être utiles un jour à ceux qui étudieront plus complètement cette importante question. J’ai observé quatre cas de variole chez des femmes enceintes qui toutes ont avorté, et qui succombèrent peu après; résultats malheureux, mais conformes à ceux qui ont été notés par presque tous les auteurs. La variole en effet semble être de toutes les maladies aiguës qui peuvent affecter les femmes enceintes, celle qui provoque le plus souvent l’avortement. La rougeole et la scarlatine sont loin d’être aussi graves pour le fœtus, c’est ainsi que des quatre rougeoles sur lesquelles j’ai pris des notes et qui survinrent chez des femmes grosses, aucune n’a troublé la marche régulière de la gestation. Enfin sur vingt-deux femmes qui pendant leur grossesse furent frappées brusquement de diverses maladies aiguës, telles que choléra, entérite, bronchite, pleurésie, érysipèle de la face et du cuir chevelu, deux seulement avortèrent et moururent bientôt après (choléra et fièvre typhoïde) (1). La pneumonie paraît donc être une des maladie aiguës qui doivent être le plus à redouter chez la femme grosse, car elle est alors exceptionnellement plus grave ; d’ailleurs elle provoque le plus communément l’expulsion prématurée du fœtus, quelle que soit la période à laquelle la gestation est parvenue.

Comment agit la pneumonie pour produire des effets aussi fâcheux? Est-ce par les secousses de la toux? Les auteurs ont attribué beaucoup d’avortements à cette dernière cause; mais j’avoue que son influence me semble à peu près nulle. En effet, parmi les douze femmes grosses qui étaient affectées de bronchite intense, quatre avaient une toux continuelle que rien ne pouvait calmer, quia persisté presque sans interruption pendant plus d’un mois sans interrompre pourtant le cours de la grossesse. J’ajouterai que j’ai vu un bien grand nombre de femmes phthisiques porter leur enfant

(1) Il y eut : 1 choléra, 1 fièvre typhoïde, 3 entérites, 12 bronchites aiguës dont 2 capillaires, 2 pleurésies, 2 érysipèles, 1 encéphalite. La plupart de ces faits ont été observés’ par moi à l’Hôtel-Dieu (annexe), où j’ai envoyé pendant quatre mois toules les femmes enceintes qui se présentaient au bureau central à l’heure où j’étais de service.

jusqu’au terme naturel de la grossesse, nonobstant une toux opiniâtre (1). Je crois donc que l’influence fâcheuse exercée par la pneumonie sur la marche de la grossesse, s’explique par l’importance de l’organe qui est affecté, par la soudaineté d’explosion de la maladie, par sa gravité, par l’intensité de la lièvre qu’elle détermine, et par le nombre des phénomènes sympathiques qui éclatent du côté de presque toutes les fonctions.

Il faut tenir compte encore de l’action fâcheuse exercée par la pneumonie sur le fœtus lui-même. Parmi les trois enfants nés à terme, ou viables, sur lesquels je possède des renseignements, il y en a un qui est mort peu d’heures après sa naissance; un autre était si faible que je doute qu’il ait pu vivre longtemps; le troisième était bien portant. Le lecteur aura aussi remarqué combien est grande la mortalité de la pneumonie chez les femmes grosses, soit qu’il y ait eu avortement ou accouchement prématuré, soit au contraire que l’expulsion du fœtus n’ait pas eu lieu. Dans le premier cas, on a vu les accidents inflammatoires de la poitrine s’aggraver aussitôt, et la mort arriver au bout de peu de jours. Je reviendrai d’ailleurs sur ce point à l’article Pronostic , et lorsqu’il s’agira du traitement, je rechercherai si les méthodes thérapeutiques employées ont eu quelque influence sur les résultats fâcheux quo je viens d’indiquer.

La sécrétion du lait est si facilement modifiée par toutes les maladies fébriles, qu’on devine aisément l’influence que la pneumonio doit exercer sur cette fonction. Chez les cinq nourrices que j’ai observées, la phlegmasie pulmonaire n’a affecté aucune forme spéciale, elle s’est terminée toujours heureusement, et elle a eu pour effet constant de diminuer et peut-être de tarir complètement chez quatre la sécrétion mammaire. Une femme nourrice depuis dixsept jours seulement, lorsque la pneumonie débuta, sortit de l’hôpital, pouvant donner encore à son enfant une nourriture suffisante. Ce peu d’influence exercée dans ce cas par la pneumonie est d’autant plus remarquable que la malade perdit 900 grammes de sang en trois saignées qui lui furent pratiquées ; elle eut en outre une réaction fébrile intense; la pneumonie qui occupait le tiers inférieur du poumon arriva au deuxième degré, mais sa durée fut cependant courte, car elle se termina en sept ou huit jours. Les femmes qui perdirentcomplétement leur lait furent, pourla plupart,

(1) Voyez Archives générales de médecine, 4° série, t. XXII. Les faits que j’ai observés depuis, et aussi nombreux pour le moins que ceux qui font la base de mon mémoire, confirment pleinement mes conclusions premières.

DIAGNOSTIC

moins abondamment saignées, mais elles prirent des préparations antimoniées; chez deux d’entre elles, on appliqua un vésicatoire. Somme toute, la durée de la maladie fut un peu plus longue que de coutume, car chez aucune des malades, la convalescence ne commença avant le onzième ou le douzième jour, et une fois on l’attendit jusqu’au seizième.

Toutes ces nourrices continuèrent d’allaiter leurs entants, même pendant la plus grande acuité de la maladie; ce fut sans dommage appréciable pour eux, pourvu toutefois qu’on suppléât à l’insuffisance de la nourriture fournie par la mère. Un enfant trèschétif dépérit et mourut pendant la convalescence de sa mère, sans qu’on puisse affirmer que la maladie de celle-ci ait eu d’autre influence que de faire donner une nourriture insuffisante. Un doit donc toujours suppléer à celle-ci et ne pas retirer l’enfant du sein, afin d’entretenir la sécrétion, non que je pense que sa suppression brusque puisse être suivie d’accidents graves pour la mère, mais c’est afin de se donner quelques chances, si la maladie n’a pas une longue durée, de voir la sécrétion lactée reparaître et suffire comme par le passé à la nutrition de l’enfant.

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