‹ Traité de la pneumonieChapitre 131 sur 157 · DE LA SAIGNÉE · texte numérisé non relu

DE LA SAIGNÉE

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Depuis l’origine de l’art, les évacuations sanguines ont été le moyen principal et le plus souvent même unique à l’aide duquel les praticiens de tous les pays ont combattu les maladies aiguës de poitrine, et la pneumonie en particulier. Il n’est peut-être aucune affection contre laquelle les saignées aient été employées aussi largement et à des intervalles aussi rapprochés que dans les inflammations de la plèvre et des poumons. On peut même dire que 1 abus qu’ont fait de ce moyen puissant quelques médecins modernes, aussi bien que la proscription dont d’autres ont voulu frapper la saignée ne sont point chose nouvelle. A toutes les époques, en effet, on a vu des médecins qui, les uns prodiguaient la saignée, l’employant à outrance et avec une sorte de fanatisme, tandis que d’autres, théoriciens hérétiques delà médecine, comme Laennec les désigne (1), s’efforçaient de la bannir de la thérapeutique. Mais grâce à Dieu, il y a toujours eu des esprits sages qui combattirent par leurs écrits comme par leur pratique ces idées exclusives. L’histoire du

(1 ) Auscultation médiate, l. I, p. 593, 4e édition.

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