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CHAPITRE V

SYMPTOMATOLOGIE DE LA PNEUMONIE AIGUE

La pneumonie une fois déclarée se traduit par un ensemble de symptômes que je vais exposer très-sommairement. Le malade accuse dans un des côtés de la poitrine une douleur dont l’intensité et l’étendue varient beaucoup; en même temps la respiration s’accélère, il y a de la dyspnée, le malade tousse et rejette une certaine quantité de crachats visqueux, aérés, demi-transparents, colorés en rouge, en jaune, en vert ; ailleurs ils sont plus ou moins noirâtres; la percussion de la poitrine donne un son obscur, puis complètement mat au niveau des parties affectées, et l’auscultation y fait percevoir successivement un bruit respiratoire plus faible, puis une crépitation fine et sèche, plus tard un souffle tubaire avec un retentissement bronchophonique de la voix. A côté de ces phénomènes locaux on observe différents symptômes généraux et sympathiques du côté des principales fonctions; le pouls s’accélère, la chaleur de la peau augmente, il y a une fièvre intense et continue; l’inappétence est complète, la soif est vive, l’urine est rouge, la tête douloureuse, la face plus ou moins injectée; les forces sont abattues; le malade garde le lit, et affecte différentes positions subordonnées le plus souventà l’intensité et au siège de la douleur pleurétique.

Ces symptômes et plusieurs autres encore se combinent entre eu* de diverses manières; ils présentent de nombreuses différences suivant les individus, suivant les âges et chez le même sujet d’après

. DOULKUK DE CÔTÉ.

la période à laquelle la maladie est parvenue, et aussi suivant que la pneumonie est primitive ou secondaire, etc. Il importe beaucoup, pour établir le diagnostic et le pronostic, de connaître toutes ces nuances et de savoir les apprécier. Je vais donc examiner en détail et successivement chacun des symptômes delà pneumonie, que je diviserai en deux groupes. Dans le premier, je placerai tous les symptômes fournis par l’appareil respiratoire ; dans le deuxième seront compris tous les phénomènes généraux sympathiques, tels que la fièvre, les troubles du côté des organes digestifs, de l’appareil de l’innervation, etc.

ARTICLE PREMIER

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