DYSPNÉE
trine, est une des causes de la dyspnée qu’on observe, et surtout de l’accélération des mouvements respiratoires. En effet, la douleur empêchant de dilater complètement le thorax, les malades ne font que des inspirations courtes, incomplètes, qu’ils sont forcés de renouveler plus souvent, afin de suppléer au petit volume d’air qu’ils introduisent chaque fois dans leurs poumons. Je pense cependant que, même dans les cas où la pneumonie s’accompagne d’un violent point de côté, c’est moins encore à celui-ci qu’à l’altération du poumon qu’il faut rapporter la dyspnée et le nombre plus grand des respirations. J’ai choisi 32 malades que j’ai divisés en deux groupes de 16 chacun, à peu près semblables sous le rapport de l’âge des individus et de la gravité de la pneumonie, mais différant entre eux par cette circonstance seulement que, dans l’une de ces catégories, les malades éprouvaient un violent point de côté, tandis que, dans l’autre, la douleur avait plus ou moins complètement manqué. Or, en comparant la dyspnée et la fréquence des respirations chez ces deux ordres de sujets, je n’ai trouvé aucune différence bien notable entre eux, comme on peut le voir par le tableau suivant :