‹ Traité de la pneumonieChapitre 47 sur 157 · N’AYANT A PEINE DE DE CÔTÉ · texte numérisé non relu

N’AYANT A PEINE DE DE CÔTÉ

Il y a eu de 20 à 30 respirations par minute

Chez 2

Chez

De 30 à 40

Chez 5

Chez

De 40 à 50

Chez 7

Chez

De 50 à 60

Chez 2

Chez

On a dit* également que le degré de la dyspnée variait selon le siège de la pneumonie. M. Buuillaud (1) croit que, toutes choses étant égales d’ailleurs, la pneumonie du sommet donne lieu à une dyspnée plus forte que la pneumonie de la base. RI. Andral a avancé la même opinion, mais avec plus de réserve (2); car plusieurs fois il a vu l’inflammation des lobes supérieurs exister sans dyspnée. Enfin Ilourmann et M. Dechambre disent avoir également remarqué que la dyspnée extrême coïncidait le plus souvent avec une pneuuomie du sommet, surtout du poumon gauche, tandis que

(1) Dictionnaire de mèd. et de chir. pral. en 15 vol., t. XIII, p, 368.

(2) Clinique médicale, t. III, p. 482, 4* édit.

SYMPTOMATOLOGIE DE LÀ PNEUMONIE AlGUE*

1 absence complète de dyspnée avait lieu surtout dans la pneumonie du lobe inférieur (1). Malheureusement ces auteurs n’appuient leur opinion d’aucune preuve concluante, ils paraissent l’avoir exprimée plutôt d après leur souvenir que par suite de l’analyse comparative d’un grand nombre de faits.

Pour résoudre cette question, ou du moins pour en éclairer la solution, j’ai choisi Uk individus placés dans des conditions d’âge et d’intensité de maladie à peu près analogues, et ne différant entre eux que par le siège de la pneumonie, qui occupait, dans la moitié des cas, le lobe supérieur, tandis que, chez les autres individus, c était la moitié inférieure de l’organe qui était envahie. Or, en comparant la dyspnée et la fréquence des mouvements respiratoires dans ces deux catégories de malades, on ne trouve presque aucune différence, c’est ce que prouve le tableau suivant.

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