‹ Traité de la pneumonieChapitre 65 sur 157 · SUPPURATION DIFFUSE · texte numérisé non relu

SUPPURATION DIFFUSE

quart des pneumonies qui guérissent, il est possible de saisir, à l’époque où l’amélioration commence, ou peu de temps avant, des changements vitaux, et surtout des évacuations humorales; sans prétendre pourtant vouloir décider (ce qui est impossible à faire) si les crises sont la cause ou l’effet du rétablissement de la santé. Quant à l’influence que certains jours exerceraient pour la terminaison des maladies, j'ai prouvé par plusieurs ordres de faits, combien une pareille doctrine était inadmissible ; si j’ai tant insisté pour la combattre, c’est à cause de la tendance de notre époque à revenir vers les vieilles idées; j’ai surtout voulu prévenir mes confrères contre cette opinion des hippocratistes qui serait si fatale à la thérapeutique des maladies aiguës, si elle venait à prévaloir de nouveau ; elle consiste à considérer les jours vides comme les seuls jours médicinaux, c’est-à-dire ceux pendant lesquels l’homme de l’art peut agir, tandis, dit Bordeu, qu'il n’a presque aucun droit sur tous les autres , puisqu’il ne lui est pas permis de déranger la nature qui partage son travail entre tes jours critiques et indicateurs , et qui se repose ou prend haleine les jours vides (1).

ARTICLE III

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