‹ Traité de la pneumonieChapitre 86 sur 157 · FOU MES · texte numérisé non relu

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médecins qui l’ont précédé, car il reconnaît que les symptômes de cette affection varient et se combinent de diverses façons chez le même individu (1). C’est, en effet, parce que les descriptions données n’étaient pus très-nettes qu’on a vu plus tard des nosographes éminents, comme P. Frank (2) et Pinel (3), ne plus signaler la pneumonie fausse que comme une simple affection catarrhale des bronches; Laennec lui-même range manifestement la maladie dont nous parlons dans les diverses variétés du catarrhe suffocant.

Plusieurs médecins français, nos contemporains, étudiant les affections aiguës de poitrine chez les enfants, avec plus de rigueur qu’on ne l’avait fait jusqu’à eux, reconnurent que beaucoup de jeunes sujets succombaient rapidement avec des symptômes de bronchite très-aiguë, occupant la généralité des bronches les plus ténues, et offraient à l’autopsie des lésions pulmonaires très-diverses ; là de simples congestions, plus loin une splénisation manifeste, ailleurs des lobules indurés; aussi fut-on porté à faire de cet état une forme de pneumonie spéciale à l’enfance, spéciale surtout aux enfants âgés de moins de cinq à six ans, qu’on décrivit sous les noms de pneumonie lobulaire , de pneumonie lobulaire généralisée (Rilliet et Barthez), de pneumonie pseudo-lobaire (Barrier), parfois de bronchite capillaire (Fauvel) (4). Plus tard ces noyaux disséminés furent autrement appréciés. Legendre, nous l’avons dit déjà, ne regarda pas ces noyaux comme formés par les lésions qui caractérisent la pneumonie dans ses divers degrés, mais il crut qu’ils étaient seulement constitués par des, vésicules affaissées et revenues à ce qu’elles sont à l’état fœtal. Nous nous sommes expliqué sur ce point, page 32. Rappelons seulement encore que s’il en est ainsi fréquemment, cependant souvent aussi il existe, dans les poumons de ceux qui succombent avec les symptômes que nous allons décrire, des noyaux véritablement enflammés et pouvant présenter la succession des lésions qu’on rencontre dans la pneumonie lobaire, c’est-à-dire depuis l’engouem,ent et ('hépatisation rouge jusqu’à l’ab-

(1) Éléments de médecine pratique, édit, de Bosquillon , t. I, p. 266. Paris,

(2) Médecine pratique, édit, de Goudareau, t. I, p. 161.

(3) Nosographie, t. II, p. 282, 6e édit.

(é) Léger, thèse inaugurale, année 1823. — Lanoix, thèse, année 1825. — Burnet, Journal hebdomadaire, année 1833. — Gerhard, The American Journal, année 1834. — Rufz, Journal des connaissances médico-chirurgicales, année

^835. Valleix, Clinique des maladies des enfants nouveau-nés. — Rilliet et

Barthez, Traité des maladies des enfants, t. I. — Barrier, Maladies des enfants, t, i. Legendre, Recherches anatomo-pathologiques, p. 157. Paris, 1846.

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