Voir supra, l 27 p
§ 28 PROTECTION POSSESSOIRB 435
que l'absent conserve solo animo, avec le droit d'expulser l'envahisseur sans être considéré comme ayant jamais perdu la possession : c'est là sans doute une possessio absentis, mais ce n'est pas une vacua possessio.
La vacua possessio absenlis de notre 1. il cit, ne peut s'entendre que de la possession du dominus possessionis dont le représentant a abandonné le fonds ; en effet c*est là une possessio absentis, puisque nous savons que le dominus possessionis conserve cette possession malgré l'abandon de la part du représentant, et d'autre part c'est une vacua possessio, une libre possession, puisque le premier venu l'acquiert en occupant le fonds, même à l'insu du dominus possessionis. C'est donc uniquement au possesseur dont la possession est exercée par représentant que la 1. 11 cit. donne l'action recuperandae possessionis contre celui qui occupe l'immeuble abandonné par le représentant. Cette disposition est d'ailleurs en parfaite harmonie avec les autres mesures prises en faveur de la possession exercée par représentant, et qu'on peut résumer comme suit K
a) Quand le représentant est deiectus, il peut lui-même, fût-il esclave, intenter l'action possessoire pour le dominus possessionis : constitution de Constantin de 326, 1. 1 C si per mm 8, 5 (1. 1 Tlieod,, unde vi 4, 22).
b) Quand le représentant meurt ou délaisse le fonds^ la possession du dominus possessionis continue provisoirement ^ ; telle est du moins l'opinion de Proculus, Julien, Papinien et Paul (1. 31 />. de dolo 4, 3; 1. 7 pr. D. pro empt. Ai, 4 ; 1. 3 § 8, I. 44 I 2 /). de adq, v, am. poss. 41, 2), consacrée par Justinien dans une constitution de 531-532, l. 12 C de adq. et retim. poss. 7, 32 : sive servus sive procurator vel colonus vel inquilinus vel quispiam alius, per quem licenlia est nobis possidere... possessionem dereliquerit vel alii