Savlgoy, 1 30 p. 317 et s
génieuse revient à peu près à remplacer uterqne par alteruter.
Dans l'interprétation de Savigny, le raisonnement de Paul n'est plus très compréhensible ; en effet Paul se prévaut du principe de l'équivalence entre l'établissement et l'extinction des rapports juridiques : les actes contraires que l'on fait pour dissoudre un rapport possessoire doivent correspondre aux conditions exigées pour rétablir, en conséquence la possession, étant acquise corpore et animo, sera perdue quand le corpus et Vanimus seront changés en le contraire {in contrarium octum). Ce raisonnement est parfait en la forme; mais si vous en changez la conclusion et si vous dites avec Sa- Vigny qu'il suffit de changer l'un des deux éléments de l'acquisition en le contraire pour supprimer la possession, alors c'en est fait de la correspondance entre rétablissement et l'extinction, et le raisonnement de Paul oe tient plus debout.
En réalité le texte de Paul n'est pas autre chose, encore une fois, qu'une tentative manquée d'établir un pjfincipe général, une règle de droit ^ Le point de départ du raisonnement de Paul est radicalement faux : l'ancien principe de la correspondance entre l'établissement et l'extinction des rapports juridiques n'a jamais été vrai que quant à la forme des actes juridiques ^ : il fallait correspondance entre la forme de l'acte générateur et celle de l'acte extinctif ; ainsi par exemple la manus établie par confarreatio était éteinte par diffareatioy l'obligation établie par stipulatio était éteinte par acceptilaiioy etc. L'erreur de Paul consiste à avoir fait du principe de correspondance (principe de pure forme), un principe du fond du droit. Il ne dit pas que l'acte mettant fin à la possession doit avoir une forme correspondante à celle de l'acte