‹ Traité de la possession en droit romainChapitre 10 sur 179 · P. Friderus Mindanus (t 1616). Ouvrages · texte numérisé non relu

P. Friderus Mindanus (t 1616). Ouvrages

Comm. synopt. de materia possessionis, Francof., 1597, 8°.

TV. de interdictis, Franco f., 1616, 4°.

L'un et l'autre imprimés ensemble d'une manière très-fautive à Wetzlar, 1731, 4^

Frider manifeste partout l'intention de donner le jour à un système tout nouveau en matière de possession, et il semble

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même vouloir atteindre ce but par des recherches savantes. Mais il n'est peut-être pas d'ouvrage en cette matière qui renferme moins de vérités et plus d'erreurs ; et ce n'est pas lui faire tort que de le déclarer dénué de toute utilité. Cependant il paraît que l'on n'a pas toujours pensé ainsi, car des auteurs postérieurs l'ont souvent mis fort à contribution.

17. Alex. Turaminus. — Son livre De ver a possessionis substantia, ad Paulum in lib. 3, § eoo contr. de poss., renferme des recherches diifuses et de peu de valeur sur la notion et la nature de la possession. Il parut d'abord à Ferrare, 1604, et se trouve dans ses œuvres, Venise, 1769, f., p. 233-299.

18. Notarum juris selectarum liber, ex subsecivis Fr. Davy Dargenté, Antecessoris Andegavensis. Juliomagi Andium^ ap. G. Chesneau, 1615, 4^. — Les 86 premières feuilles de ce livre renferment une théorie de la possession qui est assez bien conçue, mais peu profonde.

19. Anton. Merenda (f 1655). — Ses Controversiœ juris parurent par fragments à partir de 1625. Voici comment se subdivise la dernière édition (Bruxellis, 1745, 1746, f.) : Tome 1^^ (1745), lib. 1-6; t. 2 (1745), lib. 7-12; t. 3 (1746), m. 13-18; t. 4 (1746), lib. 19-23; t. 5 (1746), lib. 24.

11 faut citer comme se rapportant à notre matière : Lib. 2, cap. 16-21, 32. — Lib. 3, cap. 19-21. — Lib. 6, cap, 25. — Lib. 12, cap. 1-29. — Lib. 19, cap. 24. — Lib. 24, cap. 35, 39, 45.

Merenda rattache toute la théorie de la possession à l'état de civilisation des peuples nomades. La manière dont ils s'assujettissaient le sol constitue ce que nous appelons la possession, et des motifs politiques auraient fait conserver cette institution, alors que l'agriculture eut donné lieu à la propriété foncière proprement dite. Tout cela est sans doute erroné; cependant deux choses ne doivent pas être perdues de vue : d'abord que

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l'erreur même résulte de la recherche vraiment sérieuse d'un point de départ systématique; ensuite que, indépendamment de cette erreur, Merenda connaissait à fond le droit romain qu'il cherche à concilier d'une manière fort habile avec cette erreur, et cette connaissance sérieuse le rend toujours encore fort utile.

20. Marc. Aurel. Galvanus (f 1659). A propos d'usufruit, il se demande entre autres : Comment faut-il y poser la question de possession? A cet effet, il commence par étudier la nature même de la possession. Voilà pourquoi nous avons à citer ici le 33® et le 34® chapitre de son ouvrage : de usufructu (pour la première fois, Patav.^ 1650, f.).

Ce sont des études pénibles et basées la plupart du temps sur des notions arbitraires. C'est ainsi que pour chaque possesseur il se demande s'il possède late ou stricte, proprie ou improprie, vere ou interprétative ; cette méthode est bien faite pour fausser les notions. A ce point de vue, l'ouvrage est sans utilité, quoiqu'il ne soit pas dénué de science.

21. Melch. de Valentia (t 1657), professeur à Salamanque. Ses Illustres juris tractatus, ou Lecturœ Salamanticenses, sont imprimés par fragments; le livre troisième en 1634, pour la première fois; les deux premiers livres antérieurement; il y ajoute encore une correspondance savante avec Antoine Faber. L'ensemble a été imprimé en dernier lieu d'une manière trèsincorrecte à Coloniœ Allobrogum, 1730, 4 (1). A notre matière se rattache :

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