‹ Traité de la possession en droit romainChapitre 48 sur 179 · APPRÉHENSION DE CHOSES MOBILIÈRES · texte numérisé non relu

APPRÉHENSION DE CHOSES MOBILIÈRES

En second lieu, comment s'acquiert la possession d'une chose mobilière?

Il n'est aucunement douteux que cela puisse se faire en saisissant manuellement l'objet; aussi les sources n'ont-elles pas même jugé nécessaire de le dire expressément. Nous n'avons donc à nous occuper ici que des cas où la possession est acquise sans que l'on saisisse matériellement l'objet en question.

D'abord nous trouvons ici, comme pour les immeubles, la présence immédiate qui, sans le secours d'aucune fiction juridique, remplace le fait de l'appréhension manuelle ; et dès lors il est fort indifférent qu'on prenne réellement la chose en main, ou qu'on soit à chaque instant en mesure de la saisir. C'est même là le mode d'appréhension le plus ordinaire, lorsque la chose est d'un volume ou d'un poids tel, qu'elle ne peut facilement être déplacée. Tout cela se trouve contenu dans les passages suivants :

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