‹ Traité de la possession en droit romainChapitre 49 sur 179 · de solutionibus · texte numérisé non relu

de solutionibus

« Pecuniam, quant mihi debes, aut aliam rem, si m conspectu « MEO PONERE te jubeam (voyez Appendice, n° 59) : efficitur, ut

« et tu statim lihereris, et mea esse incipiat : nam tum quod a « nuUo corporaliter ejus rei possessio detineretur, adquisita mihi, « et quodam modo manu long a tradita existimanda est. » — Ici encore le possesseur antérieur pourrait seul m'empêcher de disposer librement de la chose ; mais il est affirmé expressément que, par sa manière d'agir, il reconnaît l'existence de ma possession.

^.h. deposs.

« Si jusserim venditorem procuratori rem tradere, cum ea in « pRyESENTiA siT : videH MiHi TRADITAM PHscus ait )) (c'est-à-dire à moi-même et non pas seulement à mon fondé de pouvoirs, par l'intermédiaire duquel je pourrais, il est vrai, aussi acquérir la possession (1) « idemque esse si nummos debitorem jusserim « alii dare : non est enim corpore et tactu necesse adprehendere « possessionem, sed etiam oculis et affectu (2) : et argumento « esse eas res, quœ propter magnitudinem ponderis moveri non ({■ possunt, )) (c'est-à-dire, qui ne peuvent se déplacer facilement, ou par les forces d'un seul homme ; ce qui ne les empêche pas d'être toujours mobilières) « ut columnas; nam pro traditis eas {( haheri, si m re pr^senti consenserint [et vina tradita videri, « cum claves cellœ vinariœ emtori traditœ fuerint : » espèce dont nous parlerons plus loin). — Le sens de ce passage est celui-ci ; de même que ce procédé suffit pour les choses pour lesquelles il serait difficile d'en agir autrement, de même aussi il suffira pour tout autre objet (argumento esse eas res, etc.).

(1) Glossa interlin.{Ms. Paris, n^s 4458 et 4453 sur les mots mihi tra- DiTAM : « Y. {Irnerius) quasi expressim, prœter iLlam adquisitionem, quœ fit per procuratorem. »

(2) Voyez, plus haut, p. 194.

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