L. 3, § 7, de vi
Paul, V, 6, § 4.
Plusieurs auteurs ont essayé de concilier ces passages en rapportant les premiers à un danger présent, les seconds à un danger futur (2). Quelque fondée que soit cette distinction, elle ne concerne cependant que le fait de la dejectio, et c'est une
(1) Ergo se trouve dans trois manuscrits de Paris (44S8 a, 4486, 4486 a), puis dans: Cod. Rehd. Edd. Rom. UlQ.Nor. 1483,ym. \m,Yen. 1494, Lugd. 1509, 1513, Paris. 1514, 1536. — Ego se trouve dans le texte floreniin et dans beaucoup de manuscrits. — La glose dit « al. ergo, al. ego. » En lisant ego on attribue à Ulpien l'intention de concilier Labéon et Pomponius. Mais le passage précédent nous prouve qu'il n'y avait pas de controverse entre ces deux jurisconsultes; Pomponius veut seulement rectifier l'expression peu précise de Labéon.
2) CujAs (voy. p. 329) et Cras, spec.Jpr. C, p. 22-25. Dans ma seconde édition, j'ai également admis cette opinion.
erreur de lui reconnaître une influence sur la conservation de la possession. En effet, les passages cités en dernier lieu ne parlent pas du tout de la continuation de la possession ; ils se bornent à nier le fait de la dejectio : l'interdit de t'i, et de même Yactio quod metus causa, ne sont donc pas fondés ici. Voilà tout ce que disent ces passages, mais la possession est toujours perdue au moins animo, si elle ne l'est pas corpore (1). — Dans tous ces cas, la manière dont on se trouve exclu de l'immeuble est fort indifférente, c'est-à-dire qu'il importe peu que le possesseur en ait été réellement expulsé, ou qu'il soit seulement empêché d'y rentrer (2).
D'autre part, la possession continue aussi longtemps que dure la faculté de disposer librement de l'immeuble, et à cet effet il n'est pas du tout nécessaire que le possesseur y soit constamment présent, ce qui d'ailleurs serait impossible dans la plupart des cas (3). Il est essentiel d'envisager cette proposition, ainsi que nous le faisons ici, comme une application de la règle générale
(1) HuFELAND, neue Darstellung, p. 157 et suiv.
(2) L. 1, § 24, de vi : «... Si quis de agro suo, vel de domo processisseU nemine suorum relicto, mox revertens, prohibitus sit ingredi vel ipsum