‹ Traite de la predication a l'usage des seminairesChapitre 2 sur 89 · AUTEURS ECCLÉSIASTIQUES · texte numérisé non relu

AUTEURS ECCLÉSIASTIQUES

S. Augustinus, de Dodrinâ christianâ, lib. IV; — de Catechizandis Rndibus.

« AVANT-PROPOS

Ces deux ouvrages sont des mines inépuisables : plus on les étudie, plus on y découvre de richesses.

S. Joannes Chrysostomus, de Sacerdotio^ lib. IV et V. Cet ouvrage est moins pratique que le précédent, mais cependant se lit avec grand fruits

S. Grcgorius Magnus, de Ciirâ pastorali.

La troisième et la quatrième partie de ce livre admirable, digne d'être le manuel de tous les pasteurs, contiennent les règles les plus sages sur la prédication; et les deux premières parties ont encore quelques chapitres précieux relatifs à la matière. — On lira encore très-utilement l'homélie xvii du même saint docteur sur les évangiles, livre T, et ses commentaires sur le chapitre xxxm d'Ézéchicl.

De Vitâ C07itemphitivâj inter opéra S, Prosperi^ lib. I.

Gerson, Tractatiis deparvulis ad Christum trahendis. Cet opuscule est un petit chef-d'œuvre de pieuse sensibilité et de foi vive.

Humbert de Romanis, cinquième général des Dominicains, de Eriiditione prxdîcatorum, ouvrage latin divisé en deux livres, dont le premier traite de l'éloquence de la chaire en général, et le second de la manière de faire promptement un sermon ; il se trouve au tome XXV de la Bibîiothccn maxima Patriim de l'abbé de La Digne.

S. Carolus, Acta Eccleslx mediolanensis ; iibi de Prœdicatione verhï Bel et de calechhandls pueris rudibiis.

S. François de Sales, Lettre xxxi à l'archevêque de Bourges. — Cette lettre est une sorte de traité de la prédication. Le saint ne veut pas que le prédicateur s'applique à plaire : nous nous permettons quelques réserves à ce sujet.

AVANT-PROPOS

S. Ignace, Règles de la Société de Jésus pour la prédication. S. François Xavier, Lettres au P. Barzée, de 1549 et 1552. S. François deBorgia, Tractatus de ratione concionandi.

Le P. Aqiiaviva, Epistola ad proviiiciales Societatis et Instruclio pro concionatoribus.

Les écrits des quatre derniers auteurs que nous venons de citer sont des monuments de sagesse, de piété et de zèle.

Benoît XIV, Institutio 9^, 10% 72*; Litterx encyclicae^ etsi minime, CUJI RELIGIOSI.

Le P. Rapin, Réflexiojis sur V éloquence.

Le P. Louis de Grenade, Rhétorique ecclésiastique.

Le P. Gilbert, jésuite, Le Bon Goût de l'éloquence chrétienne; — l'Éloquence chrétienne dans l'idée et dans la pratique.

Ces deux ouvrages sont remarquables, le second surtout, où les meilleurs préceptes sont appuyés des plus beaux exemples de saint Jean Chrysostome*.

Le P. Albert, de Paris, de la Véritable Manière de prêcher selon l'esprit de l'Évangile. — C'est un des auteurs les plus sages et les plus pratiques sur la prédication. On regrette seulement que le style en soit si pâle et si peu soigné.

Gaichiez, Maximes sur le ministère de la chaire^ ouvrage plein de substance et de doctrine, oii sont rassemblés en peu de mots, avec un goût exquis, les vrais principes sur la matière.

■ Le P. de Foix, jésuite, l'Art de prêcher, ouvrage profond et solide, dont l'abbé Gouget donne l'analyse dans le 2® volume de sa Bibliothèque française^ page 153.

* Cet ouvrage forme le dcrriicr voliinie de la biblioUièqve des Pn'dicalevrs,

m AVANT-PROPOS

Antoine Arnaud, Réflexions sur l'éloquence des prédicateurs ^ un des meilleurs ouvrages sur la matière, 1 vol. in-12.

Fleury, Discours sur la prédication ; ce n'est qu'une ébauche, mais on y reconnaît un grand maître.

Dinouart, Éloquence du corps. — Rhétorique du prédicateur, traduite du latin d'Augustin Valérie, 1 vol. in-12. « Ouvrage, « dit l'abbé Gouget, propre à corriger ceux qui manqueraient « dans leur ministère, et à former ceux qui veulent s'y rendre « habiles. »

L'abbé Mallet, Essai sur les bienséances oratoires. — Principes pour la lecture des orateurs.

Le P. de la Rue, Préface de ses sermons. Hôdouin, chanoine régulier de l'abbaye de Prémontré, Principes de l'éloquence sacrée, 1 vol. in-12, Soissons, 1787.

Nouvelles Observations sur les différentes méthodes de prêcher.

Cet ouvrage ne porte point le nom de son auteur, mais il contient des observations fort sages.

S. Liguori, Lettre à im religieux de ses amis. Il y rend compte de l'ouvrage de Muratori, qui a pour titre : de l'Éloquence populaire, ouvrage qu'il appelle un livre d'or. — De la Véritable Manière de prêcher à l'apostolique. — Instruction pratique pour les exercices de la mission.

Miroir du clergé, vol. II.

Méthode de Besançon, vol. II.

Pastoral de Limoges, vol. II.

Ces trois ouvrages sont précieux, les deux première par ilcs

AVANT-PROPOS. m

observations pratiques du plus grand intérêt, le troisième par un fond de doctrine, de sagesse et de piété qui en fait le traité peut-être le plus complet que nous ayons dans notre langue sur la prédication : son seul défaut est de ne pas vouloir que le prédicateur s'applique à plaire.

Besplas, Essai sur l'éloquence de la chaire.

Maury, Essai sur V éloquence de la chaire. Cet ouvrage manque de netteté et de précision dans l'énoncé des principes.

Dupanloup, Rhétorique sacrée^ extraite des écrits de Fénelon. Une source si pure révèle assez le mérite de l'ouvrage.

Le Guide de ceux qui annoncent la parole de Dieu.

Méthode générale du cafec/tisme, par M. Dupanloup.

Les Vrais principes de la prédication, par M. Vêtu*. Ces trois derniers ouvrages sont des recueils estimables de ce quia été écrit de mieux sur la prédication.

2" AUTEURS PROFAKES.

Aristote, Rhétorique.

Quoique le prédicateur ait à laisser de côté dans cet ouvrage bien des choses étrangères à sa partie, il gagnera beaucoup en le lisant : ce que dit Aristote des mœurs et des passions, des preuves, de l'élocution et de toute l'économie du discours, est d'une sagesse remarquable.

* L'auteur cite partout l'ouvrage du P. Albert sous le nom d'Abelly, trompé sans doute par le catalogue qui est à la fin du livre, où le libraire l'attribue, eu effet, à Abelly.

xjv AVANT-PROPOS.

Longin, Tro'ité du sublime.

Le mérite de cet ouvrage est au-dessus de nos élo/^es.

Cicéron, ad Herennium, libri quatuor.

— de Inventione, libri duo.

— de Oratore, libri très.

— Ovator.

— Brutus seu de Claris Oratoribus.

Tous ces ouvrages de Cicéron, mais surtout les trois derniers, renferment tout ce qui peut se dire de mieux sur l'art de la parole : la doctrine d'Aristote y est perfectionnée par tout ce qu'une vaste érudition, un étonnant génie, de mûres réflexions, une longue expérience, pouvaient y ajouter : et la grâce de la diction y fait toujours marcher côte à côte le précepte et le modèle.

Quintilien, Inslitiitiones oratorix, édition de Rollin , en 2 vol.

Celui-ci a profilé du travail d'Aristote et de Cicéron : moins théorique, il est plus pratique, et le sage Rollin en porte ce jugement : Ex omnibus antîquis scriptoribus^ qui magis prodesse juventuti possit, nemine^n prorsîis repeririposse arbitrer . Cet ouvrage, en effet, comme on pourra le remarquer, est la source où nous avons puisé le plus souvent.

J. Severianus, Synthemata rhetoricXj dans la collection des Rhetores minores.

Le P. Buflier^ , Traité philosophique et pratique de téloqiience.

* Nous plaçons ce célèbre jésuite parmi les auteurs profanes, parce que son

ouvrage u'a aucun raiiport particulier à l'éloquence sacrée.

AVANT-PROPOS. rv

Gibert, la Rhétorique ou les Règles de V éloquence.

Jugement des savants sur les auteurs qui ont traité de la rhétorique.

Campbell, Philosophie de la rhétorique, Londres, 1776, ou abrégé du même ouvrage pour les écoles, Londres, 1825. Un savant anglais apprécie cet ouvrage en ces termes : « Ce livre « est incomparablement supérieur à celui du docteur Blair, « non-seulement pour la profondeur des pensées et l'origina- « lité des recherches, mais encore en utilité pratique et pour « l'enseignement. »

Richard Wately, Éléments de rhétorique, Oxford, 1832.

Encyclopédie méthodique, articles Éloquence de la chaire. Rhétorique, Art oratoire, Pathéticiue, Style, etc. Soit dans le corps de l'ouvrage, soit aux suppléments : rarement on a mieux traité ces questions.

Marmontel, Éléments de littérature. Parmi quelques principes faux, il se trouve d'excellentes choses dans cet ouvrage.

Rollin, Traité des études, vol. IL

L'abbé Le Batteux, Cours de belles-lettres, vol. IV, plein des observations les plus solides sur l'éloquence.

L'abbé Collin, Préface de sa traduction de ï Orateur de Cicéron, écrit plein de goût et d'excellentes réflexions.

Girard, Préceptes de rhétorique.

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