‹ Traité de la proprietéChapitre 36 sur 54 · DE L’UTILITÉ PRIMITIVE DES FONDS DE TERRE · texte numérisé non relu

DE L’UTILITÉ PRIMITIVE DES FONDS DE TERRE

sidérablcs , par des mers , des montagnes , des lacs , ou par des lleuves qui sont assez larges pour rendre les communications difficiles, dispendieuses et par conséquent peu nombreuses ; que les hautes chaînes de montagnes , qui forment les bassins des grands lleuves, limitent naturellement le territoire des nations qui eu occupent les versans opposés ; que les chaînes moins élevées qui forment de grands bassins , sans mettre de puissans obstacles aux communications, servent également de limites aux populations qui en occupent les versans contraires , mais ne les empêchent pas de s'associer pour leurs intérêts généraux ; que les branches projetées par les chaînes de montagnes dans l intérieur des bassins des fleuves , divisent le territoire , et par conséquent la population de chaque bassin , en diverses fractions , sans dé-

truirc l’homogénéité de cette population ; enfin, que la grandeur des nations, et celle des diverses fractions dont elles se composent , est naturellement déterminée par la configuration du sol.

Ayant exposé comment se partage , entre les hommes, le sol qui leur fournit des moyens d'existence, ayant fait voir 1 de plus que chaque peuple, vu en masse, se considère comme propriétaire du sol sur lequel il s'est développé et sans lequel il ne saurait vivre ; enfin , ayant établi que cette propriété d'un territoire national n'est jamais contestée par les partisans les plus zélés de l égalité , ni même par ceux qui mettent en question l’existence de la propriété privée , il reste à faire voir comment se forment, au milieu du territoire national, les propriétés des individus et des familles.

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