CHAPITRE XXn
De U propriété des richesses minérales , et des limites qui en résultent pour les propriétés de la sorfïce.
Tant qu'une peuplade laisse inculte le territoire qu'elle occupe^ et qu'elle continue de se nourrir ou de gibier ou de poisson ^ la terre sur laquelle elle trouve sa subsistance^ demeure tout entière une propriété nationale. Le sol ne se convertit en propriétés privées que quand des individus ou des feunilles^ renonçant à la vie vagabonde^ s'en approprient certaines parties au moyen de la culture. Cette appropriation d'une partie du sol ne fait rien perdre à personne^ puisque celui qui devient propriétaire^ loin d'empiéter sur la part des autres^ renonce , au contraire , ainsi qu'on l'a vu précédemment^ à la plus grande partie de ce qui loi était auparavant nécessaire pour sa subsistance.
Si l'appropriation de l'espace de terre qu'un homme met en culture, n'est pas une usurpation^ la valeur qu'il donne au terrain qu'il s'est approprié par le travail , est bien moins encore une pro-