CHAPITRE XXV
De la loi lur le dessèchement des marais qui appartiennent à des particuliers ou â des communes.
Le droit qu'a chacun de jouir et de disposer des choses qui lui appartiennent^ 'est limité par le droit qu'ont les autres de jouir et de disposer des choses qui sont à eux. Nul ne peut donc faire de ses biens un emploi qui troublerait ses voisins dans la jouissance ou dans la disposition de ceux dont la propriété leur est dévolue. Or^ parmi les objets dont on ne peut avec justice contester le libre usage à personne , il n'en est pas de plus nécessaire que l'air. Des terres qui , par l'état où elles se trouvent , vicient l'air qu'on respire dans le voisinage, non seulement altèrent une chose dont la jouissance appartient en commun à tous les hommes , mais elles déprécient en outre tous les biens sur lesquels leur influence se £ait sentir. Lorsque des terres semblables existent y les particuliers ou les communes à qui elles appartiennent, doivent donc être tenus de les mettre dans im état tel qu'elles no