‹ Traite de la propriete par m. Ch. ComteChapitre 135 sur 192 · CHAPITRE XLI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLI

DK Ql'ELQL'KS LOIS DESTINÉES A GAHANTIH LES PROPRIÉTÉS CONTRE LES ATTEINTES DE L'EXTÉRIEUR.

line nation, quelle que soit son organisation politique , ne saurait , sans se faire illusion , se flatter que jamais ses frontières ne seront franchies par une armée ennemie, et que , dans aucun temps , son territoire ne sera le théâtre de la guerre. Or, il n'arrive jamais qu'une armée campe en pays ennemi, et qu’elle s'abstienne de porter atteinte aux propriétés au milieu desquelles elle se trouve placée. Lors même qu’elle ne se permet aucune destruction inutile , et qu’elle est soumise à la discipline la plus sévère , elle exige que la population dont elle a envahi le territoire lui fournisse des subsistances ou des moyens de transport. Si elle n'attaque pas en détail les propriétés privées , elle les attaque en masse , en soumettant les propriétaires à des contributions. Quelquefois aussi l’intérêt de sa sûreté la détermine à ravager le pays, et â en faire disparaître les ressources que l’armée nationale y trouverait , si elle parvenait à s’en rendre maltresse.

Les charges de la guerre sont donc toujours infiniment plus pesantes pour les populations placées près des frontières , que pour celles qui sont placées au centre du territoire .national. La sécurité de celles-ci est d'autant plus grande que celles-là montrent plus de courage, de désintéressement, de patriotisme,

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