‹ Traite de la propriete par m. Ch. ComteChapitre 40 sur 192 · QUE PRÉSENTE · texte numérisé non relu

QUE PRÉSENTE

grandes qui se présentent sont dans les commencements. Une montre, une machine à vapeur , sont des inventions merveilleuses ; mais , pour les exécuter , il a fallu moins de temps, de patience, cl peut-être de génie, qu’il n'en fallut jadis pour fabriquer le premier marteau et la première enclume Les premières difficultés vaincues, les premiers instruments des arts étant produits, il était plus aisé de se livrer à des travaux de tout genre.

Nous pouvons dire, pour la culture de la terre, ce que nous disons pour les autres ai ls : les produits du premier arpent cultivé donnent les moyens de cultiver celui qui suit et plus la culture avance , moins elle devient difficile. Cela nous explique les rapides progrès qu'ont faits les États-Unis, malgré tes obstacles sans nombre qu'il a fallu vaincre quand les premiers colons ont commencé à mettre la terre en étal de culture.

Mais ici plusieurs questions se présentent.

Est-il bon que toutes les parties d'un vaste territoire soient mises en étal de culture ?

Toutes peuvent-elles être converties en propriétés privées, ou convient-il que quelquesunes continuent d'appartenir en commun à la masse de la population ? l.es fleuves et les rivières, par exemple, qui sont, pour une nation civilisée, d’une si grande utilité, peuvent-ils tomber dans le domaine des particuliers ? Si , par leur nature , ils appartiennent au domaine public, comment convient-il d'en régler l'usage, dans l'intérêt des propriétaires riverains et de la masse de la population ?

Il est, dans tous les pays, des terres qui ne sont jamais cultivées , soit parce qu'elles ne sont pas susceptibles de culture , soit pour d'autres causes que j’exposerai plus loin ; dans tous, on n'a pas adopté les mêmes principes relativement à la propriété des rivières ; on verra cependant que la force des

M. Mallhus a parfaitement démontré l'inefficacité de ce prétendu remède. An Ettay on the principes of population , booli XXXVI, ch. tv.

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