I. Il, cil. îv, p, 113 cl
DE L’INFLUENCE filtrations progressives, elles sillonnent, à l'époque des grandes ondées , le flanc des coilines, entraînent les terres éboulées, et forment ces crues subites qui dévastent les campagnes.
« Il résulte de là que la destruction des forêts, le manque de sources permanentes et l'existence des torrents, sont trois phénomènes étroitement liés entre eux. Des pays qui se trouvent situés dans des hémisphères opi>osés, la Lombardie , bordée par la chaîne des Alpes , et le bas Pérou . resserré entre l'océan Pacifique et la Cordillière des Andes, offrent des preuves frappantes de la justesse de celle observation (1). »
Les Iles qui ont été complètement dépouillées d'arbres , comme 111e de Pâques , ont été réduites à n'avoir ni ravins, ni ruisseaux, ni sources ; une sécheresse horrible a détruit les plantes et les arbustes, et elles sont devenues presqu'inhabi tables (2).
La destruction des bois et la disparition des sources et des rivières ont produit , dans quelques parties du monde ancien . des elfets plus funestes encore ; quelques parties de la Perse et de la haute Égypte ont été transformées en déserts arides; les hommes et les animaux en ont disparu arec la végéta- • tion (3).
Les changements qu'a éprouvés le sol des divers États de l'Europe remontent à des temps trop reculés et trop barbares pour qu’il ait été possible d’observer et de constater les effets qu’ils ont produits sur les sources, sur les rivières, sur les fleuves et sur les lerressusceptibles.de culture. On ne peut guère douter cependant que ces effets n'aient été analogues à ceux qu'on a remarqués en
(1) Foyages aux régions équinoxiales, liv.V, ch. xvi, t. V, p. 172—174.
(2) La Pérouse, t. Il, ch. iv, p. 92 — 94.
(3) Traité de législation , liv. III, ch. xxm, p. ?i(i de l'édit. Hachas.
(4) Voyez les Commentaire» de César.
(5) Le village de Mandeure était, du temps des Romains, une ville considérable qui portait le nom