ET LES RIVIÈRES
Sud, par exemple, on a considéré la doctrine anglaise comme inadmissible au moins à l'égard des rivières dans lesquelles la navigation est réellement praticable. Dans d'autres Élals, le principe anglais a été modifié par des lois particulières.
On n'est pas étonné qu’une nation telle que l’Angleterre, chez laquelle le système féodal a jeté les plus profondes racines , et où les grands possesseurs de terres ont toujours été maîtres du pouvoir , considère comme propriétés privées les fleuves et les rivières. On a plus de peine à comprendre que des peuples aussi avancés dans la civilisation que ceux des Étals-Unis aient adopté les mêmes principes. Cependant , quand on connaît l'origine de ces peuplt^s, et l'influence qu’exercent sur l'homme des babituiles invétérées et le Tangage au moyen duquel il est obligé de représenter ses idées ; quand on voit surtout combien la division territoriale des divers États dont se forme la fédération américaine est éloignée de la division naturelle, on n'est plus surpris de trouver au delà de l’Atlantique les doctrines qui gouvernent encore la Grande-Bretagne.
Les doctrines admises en Angleterre et aux États-Unis d’Amérique, relativement aux fleuves et aux rivières, sont diamétralement opposées aux principes que j'ai établis dans le chapitre XII ; mais, quelque puissante qu'ait été l'influence du système féodal en France , en Angleterre, dans les autres Élats de l'Europe, et même aux États-Unis d'Amérique, la nature des choses a été plus forte, dans tous les pays , ainsi qu'on le verra dans le chapitre suivant, que les usurpations et que 1rs doctrines qui en sont nées.
DES MODIFICATIONS RELATIVES A LA PROPRIÉTÉ