T. I. IT
n^'^Iise el (|iii t«Qsei^;ii.ait qu'il fallait ue fairu aucun cas d« l’excommunication et des autres peiues ecclésiastiques (1).
5. 11 est donc certain et indubitable que les aobismatiques, en prétendant nulle la déposition de Henri, soutenaient nulle aussi l’excommunication portée contre ce prince, et qu’ils ne faisaient pas plus de cas de cette dernière peine que de la première infligée par Grégoire. Or Bossuet, qui appelle Henri un très>méchant prince (2), avoue formellement qu’il fut justement excommunié par ce môme pape (8) ; et Noôl-Alexandre démontre par des preuves invincibles que ce saint pontife nonseulement ne sortit point des limites de l’équité et de la prudence en excommuniant ce prince avec ses fauteurs (5), mais iju’il aurait manqué à son devoir s’il ne l’eût fait, puisqu'il s’agissait de défendre la foi , et les lois de la chasteté, et la liberté de l’Église (5^. Tout cela supposé, voici comme je raisonne : si l’on croit au témoignage des schismatiques réprouvant la sentence de déposition de Grégoire contre Henri, [X)urquoi ne croit-on pas aussi à leur témoignage quand ils réprouvent la sentence d’excommunication portée du môme coup contre ce prince? Et si l’on trouve qu’ils étaient dans une grave erreur en prétendant (juo le pape ne pouvait pas l’eicommunier et({ue son exeommunication était nulle, pourquoi ne trouve-ton pas pareillement ({u’ils étaient dans l’erreur en affirmant qu’il ne pouvait ni validemant ni justement le déposer ? D’après quelle loi admet-on un témoignage sur une
<l)« ÀiiattiHmatizo omnem h»rft«iin etprmipui) «am quæ statum praseutiii Ecdesiœ (»‘rturbal , rt quæ docet ft adstruit anatliema contpinnendum , et Ecl'Ieais liKameata speriiaiida eam. • Omc. Hom.. aub Paaciiale II, aan. 1102.
(2) a Anno Oliiisb iU73 advenus Heuricum IV , uoquiaBimum et flasitksui»muiu imperoturem, Saxunus rebellaruut. » fiuaauet, tom. I, part. 2, lib. 7 (al. 3 ), cap. 2.
(3) « Uerito quidam aaalliemate pcrcuseum confUemur eum qui iiulla causa nullaquc potcstate Pétri .suœ^ssorem deponere ausua fuurat. Boaauct, loc. ut., in fine, cap. 2.
(4) « Nhc æquitatem violavit, naqus in prudent!» lésa) pocoavit Grugoriua VU anatlieinatrf rnnfcdiendo principem et antistites aimoniacæ liœrtseus labc inguinatos, in crimina pcrliuauM , etc. »
(à) « Nua potuiaae imperatori, et aulicù epiacupis oonniven3 aalvo oibwu , aiquiditm de Ecclesi» Dde, etcastitate, at iibertate asebatur. » Nat. Alex., loa. cit., art. 12, 11. 3; Tom. VII, pas. 266, édition de Venise.
)Mrti« d’un fait si l’on croit ce témoignage faux et calomniateur sur une autre partie de ce même fait? Quelles raisons n’y aurait-il pas plutôt alors de présumer qu’il serait faux et calomnieux sur les deux parties à la fois ? Qu’on grossisse donc tant qu’on voudra le nombre de oeux qui bl&mèrent l'action de Grégoire, on poiu'ra toujours faire valoir contre ces derniers cette fin de non-recevoir, qui ôte toute force à leur témoignage.
U» DÉaers ot g«Sooirb comniE aiinu rtnmT-iu tmiVBiMU.BMiMT APfBoovSg A L'aëoQOli oc lU PiRCRBirr PAR TOCS LES CATHOUQDRS?
Sommaire.
I. Écrivains catholiques de cctto époque qui ont approuvé les décrets de Grégoire contre Henri. Ces décrets n’ont déplu qu'aux schLsmatique.s. t. La RMilénoe de déposition prononcée contre Henri a Uni par être mise é exécution par tou-s les princes de rAUemagne .