‹ Traité de la réunion immédiate et de son influence sur les progrès récens de la chirurgie dans toutes les opérationsChapitre 7 sur 34 · MOYENS GENERAUX · texte numérisé non relu

MOYENS GENERAUX

Le traitement médical des grandes blessures est Lun des points les plus importans de la thérapeutique, et l’un de ceux sur lesquels on a le moins écrit. Ce défaut de notions serait à peine concevable, dit Dumas, si l’on ne savait que la médecine et la chirurgie ne se sont pas toujours mutuellement aidées de leurs conseils et de leurs lumières, quelles ont long-temps mis une fausse gloire à ne pas marcher ensemble, et qu’aux tristes effets de leur insuffisance sont venus quelquefois se joindre les dangers provenant de leurs divisions.

Circonscrite dans les limites étroites des procèdes opératoires, la chirurgie ne pouvait que languir dans cet état d’isolement ; il lui restait encore à connaître tout le prix des connaissances médicales. En effet , le chirurgien ne doit pas être seulement opérateur, il faut qu’il unisse des vues saines sur le mécanisme de son art à des idées exactes sur la nature et le traitement des maladies, et que sa main n’exécute rien dont son esprit ne puisse entrevoir et calculer les suites.

Imbu depuis long-temps de ces principes , nous pensions donner sur ce sujet un article fort étendu, quand nous nous sommes aperçu qu’un tra-

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