‹ Traité de la Sainte Écriture d'aprés S.S. Léon XIIIChapitre 14 sur 39 · TRADUCTION 97 DEUXIÈME SECTION · texte numérisé non relu

TRADUCTION 97 DEUXIÈME SECTION

L'enseignement des sciences bibliques. — Choix des maitres. — Le traité d'Introduction biblique, — Les lecons d’exégèse. — La Vulgate et les textes originaux. — Règles d’herméneutique générale, — Nécessité d’une herméneutique spéciale à la Bible. — L'autorité de l’Église et des Pères en matière d’exégèse. — L’analogie de la foi et la Tradition. — Les commentaires hétérodoxes. — Application de la science biblique à la théologie. — Précautions à prendre avant de commencer l'étude de la Bible,

Que notre premier soin soit donc de faire enseigner les Lettres divines, dans les séminaires ecclésiastiques et dans les universités, d’une manière répondant tout à fait à la gravité de cette science et à la nécessité

des temps. C’est pourquoi, rien ne doit nous

tenir plus à cœur que le choix prudent des maîtres; car, pour une telle charge, ce n’est certes pas au hasard qu'on peut prendre les hommes ; mais 1l faut choisir ceux qui se recommandent par un grand amour de la Bible, par une longue habitude de ce texte sacré, par un esprit convenablement orné de doctrine, et qui ainsi puissent être à la hauteur de leur tâche.

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Il faut également prévoir de bonne heure

ceux qui devront un jour leur succéder. Et

pour cela, quand ce sera possible, il sera bon de choisir, parmi les étudiants ayant achevé avec succès leur cours de théologie, quelques sujets de grande espérance qui se voueront tout entiers aux Livres divins, et qui, pendant un certain temps, auront le loisir d'en faire quelque étude plus approfondie.

Ainsi choisis, ainsi formés, que les professeurs entrent avec confiance dans la charge qui leur sera commise ; et pour qu’ils s’en acquittent parfaitement, pour qu'ils y

produisent les fruits voulus, il Nous plait de.

leur donner un peu plus au long certaines instructions. |

Qu'ils se préoccupent donc, dès le début des études, de l'esprit des jeunes gens; et qu'ils forment, qu'ils cultivent soigneusement leur Jugement, pour le rendre également apte à défendre les Livres divins et à découvrir la pensée qu’ils contiennent, — C'est ici que se rapporte le traité d’Zntro-

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duction Biblique, comme on l'appelle, destiné à fournir aux étudiants d’utiles ressources pour démontrer l'intégrité et l'autorité de la Bible, pour en rechercher le sens légitime, pour réprimer et détruire jusqu’à la racine les attaques captieuses dirigées contre elle. Il est à peine besoin de dire combien sont importantes ces études préliminaires, faites avec ordre et avec science, accompagnées et aidées par la théologie : tous les travaux dont l'Écriture peut être successivement l’objet, reposent, en effet, sur ces fondements, et 1ls s’éclairent à ces lumières.

La seconde et la plus fructueuse partie de cette science, qui a pour but l’interprétation, réclame ensuite le plus ardent labeur du maître, afin que ses auditeurs apprennent à employer plus tard les trésors de la divine parole au profit de la religion et de la piété. Certes, Nous le savons, n1 l'étendue de la matière ni le temps ne permettent d’expliquer toute l’Écriture dans les lecons. Néanmoins, parce qu'il faut absolument ensei-

gner la méthode d'interpréter utilement la Bible, un maître prudent évitera le double inconvénient de ceux qui donnent à la hâte une idée superficielle de tous les livres, et de ceux qui s'arrêtent immodérément sur quelque partie d’un seul. Si donc on ne peut, dans la plupart des écoles, obtenir, comme dans les universités plus largement organisées, qu’un livre ou deux soient exposés d’une facon suivie et abondante, 1l faut du moins et à tout prix obtenir que certaines parties de livres, choisies pour l'interprétation, soient traitées avec une plénitude convenable, et que les disciples, attirés et instruits comme par un spécimen, étudient eux-mêmes le reste avec un amour aussi durable que leur vie.

Or, le professeur, fidèle aux traditions des anciens, prendra pour texte de son exégèse la Vulgate, que le Concile de Trente a prescrit de prendre « pour authentique dans les lecons, argumentations, prédications et expositions publiques (1), » et qui est aussi

(1) Sess. IV, decr. de edit. et usu sacr. libror.

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recommandée par la coutume journalière de l’Église. Cependant, il ne négligera pas de tenir compte, soit des autres versions que l'antiquité chrétienne a louées et employées, soit principalement des textes originaux.

Car, quoique les expressions de la Vulgate rendent bien, quant à l'essentiel, la pensée de l’hébreu et du grec, cependant si elles présentent quelque ambiguïté ou quelque négligence, il sera utile, selon le conseil de saint Augustin, « d'examiner le texte primitif (1). » Mais il est évident de soi qu’il faut apporter en cela beaucoup de soin, et qu'avant tout « le devoir du commentateur n’est pas d'exposer ce qui lui plaît, mais ce qu'a pensé celui dont il interprète le texte (2). »

- Après avoir très industrieusement discuté, où il le fallait, la véritable lecon, le moment est arrivé de scruter et d'exposer le sens. Le premier conseil à suivre est d’observer ‘avec d'autant plus de soin et de (1) De doctr. chr. IT, 4.

(2) S. Hier. ad Pammach.

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vigilance les règles d'interprétation communément reçues, que nos adversaires mettent à nous attaquer la plus grande énergie et la plus grande obstination. C’est pourquoi il faut d’abord peser avec soin la valeur des motseux-mêmes,considérer l’enchaînement des pensées, comparer les endroits parallèles et autres choses de ce genre; ensuite on passera à la discussion des difficultés

soulevées au nom de l’érudition ; mais on se

gardera de donner plus de temps et de travail à cette polémique qu’à l’approfondissement des Livres divins, ‘et d’embar-

rasser plus que d’aider l'esprit des jeunes

gens par un amas de choses et de notions disparates.

On pourra maintenant entreprendre avec sûreté l'application de la divine Écriture à la science théologique. A ce sujet, il faut observer qu’outre les causes ordinaires de

difficulté qui nuisent à l'intelligence de

presque tous les livres anciens, ïl en est certaines qui se rencontrent spécialement dans les Livres sacrés. Car le Saint-Esprit

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a renfermé sous leurs paroles beaucoup de choses très supérieures à la force et au regard de la raison humaine, savoir, les mystères divins et beaucoup d’autres vérités connexes ; et cela parfois avec un sens plus ample et plus caché que la lettre ne semble l’exprimer, et que les lois de l’herméneutique ne paraissent l'indiquer; de plus, le sens littéral lui-même appelle certainement d’autres sens qui se superposent à lui, soit pour éclairer les dogmes, soit pour recommander les préceptes de conduite.

Il ne faut donc pas douter que les Livres sacrés ne soient enveloppés d’une certaine obscurité religieuse, et que personne ne puisse y pénétrer si quelqu'un ne lui montre la voie (1); et Dieu l’a ainsi voulu, comme le pensent généralement les Saints Pères, afin que les hommes les scrutassent avec un désir et un zèle plus vifs, et que le travail nécessaire pour y découvrir là vérité l’imprimât plus profondément dans les intelligences et les volontés; et surtout aussi afin

(1) S. Hier. ad Paulin. de studio Script. ep. LUI, 4.

qu ils comprissent que Dieu à confié Fe 3

Écritures à l’Église, et qu'ils la suivissent, comme on suit un guide et un maître très sûr, dans la lecture et l’étude des paroles divines. Car il faut apprendre la vérité là où

résident les dons surnaturels du Seigneur; et les Écritures sont expliquées sans péril

par les dépositaires de la succession aposto-. lique, ainsi que le disait déjä saint Irénée (1) dont le concile du Vatican a embrassé la pensée, — qui est celle des autres Pères, — lorsque, renouvelant le décret de Trente sur l'interprétation dela parole divine écrite,

il a déclaré que, « suivant la pensée de celuici, il fallait, dans les choses de foi et de

mœurs appartenant à l'édification de la doctrine chrétienne, recevoir, comme vrai sens … de l’'Écriture Sainte, celui qu'a tenu et que tient la sainte Mère Église, à qui il appartient de juger du vrai sens et de l’interprétation des Saintes Écritures, +. de SOrPLA qu'il n’est permis à personne d'interpréter

l’Écriture sacrée contre ce sens, ni même

(1) C. hær. IV, 26, 5.

contre l’unanime sentiment des Pères (1). »

Par cette loi pleine de sagesse, l’Église ne retarde ni ne restreint nullement les investigations de la science biblique; elle les préserve plutôt de toute erreur, et les aide con-

sidérablement à faire de vrais progrès. Car

chaque docteur privé a devant lui un champ immense, dans lequel 1l peut s’avancer avec sécurité et déployer son habileté d’interprète, pour son honneur et pour l'utilité de l'Église. D'abord, quant aux passages de la Sainte Écriture non encore exposés d’une façon certaine et définie, on peut ainsi arriver, par une suave disposition de la Providence divine, à préparer, pour ainsi dire, l'étude de l'Église et à hâter son jugement.

Ensuite, quant aux textes déjà définis, le docteur privé peut également se rendre utile, soit en les expliquant plus clairement au peuple fidèle, soit en les proposant d’une manière plus ingénieuse aux savants, soit en les défendant plus brillamment contre les adversaires.

(1) Sess. III, cap. II, de revel. : cf. Conc. Trid. sess. IV, decr. de edit. et usu sacr. libror.

En conséquence, l’exégète catholique regardera comme son devoir principal et sacré, d'adopter exactement le sens donné. «

à certains passages scripturaires par une déclaration authentique, — soit qu’elle provienne, comme en beaucoup d’endroits du Nouveau Testament, des auteurs sacrés et du Saint-Esprit qui les inspirait, soit qu’elle provienne de l'Église assistée par le même Esprit-Saint, et se prononçant « par un jugement solennel où par son magistère ordinaire et universel (1). » Il emploiera aussi les ressources de sa science à démontrer que cette interprétation est la seule qui puisse être réellement approuvée, suivant les lois de la saine herméneutique.

Dans les autres passages, il suivra l’analogie de la foi, et il prendra comme règle suprême la doctrine catholique telle que la fixe l'autorité de l’Église. Car, Dieu étant simultanément l’auteur des Livres sacrés et de la doctrine confiée à l'Église, il est impossible qu’une légitime interprétation tire de

(1) Conc. Vat. sess. III, cap. IT, de fide.

ceux-là un sens opposé en quelque manière à celle-ci. Par où l’on voit qu'il faut rejeter, comme inepte et fausse, toute interprétation d’où il résulterait que les auteurs inspirés seraient d’une façon quelconque en contradiction, soit entre eux soit avec l’enseignement de l’Église.

Il faut donc aussi que le professeur de science biblique ait le mérite et l’honneur de bien posséder toute la théologie, et d’être versé dans les commentaires des Saints Pères, des Docteurs et des meilleurs interprètes. C’est bien là ce que répètent saint Jérôme (1)et souvent aussi saint Augustin dont voici une juste plainte : « Si chaque science, même vulgaire et facile, a besoin, pour être comprise, d’être enseignée par un docteur ou maître, qu’y a-t-il de plus orgueilleusement téméraire que de se refuser à recevoir, de leurs interprètes, la connaissance des mystères divins (2)? » Les autres Pères pensaient de même, et ils l’ont montré par

(4) Ibid. 6, 7. Me (2) Ad Honorat, de utilit. cred. XNII, 35,

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eüur exemple, « n’ayant pas la présomption de comprendre les divines Écritures par eux-mêmes, mais s’attachant aux écrits et à l’autorité des anciens qui, eux aussi, avaient certainement reçu de la succession apostolique la règle de l'interprétation (1). »

Or, les Saints Pères, auxquels « la sainte Église doit ses accroissements parce qu’ils l’ont plantée, arrosée, édifiée, dirigée, nourrie (2), » ont une autorité souveraine chaque fois qu'ils expliquent tous d’une seule et même manière quelque témoignage biblique, comme appartenant à la doctrine de la foi et des mœurs; car, de cet accord même, il apparaît nettement que les Apôtres ont ainsi enseigné ce point comme de foi catholique.

La pensée des mêmes Pères doit encore être fort estimée, quand c’est à titre de docteurs pour ainsi dire privés qu'ils traitent de ces mêmes vérités. Car, non seulement ils sont recommandables par leur science de la doctrine révélée, et par leur connais-

(1) Rufin. Hist. eccl. II, 9.

(2) S. Aug. c. Julian. II, 40, 37. :

sance de bien des choses utiles pour l'intelligence des Livres des Apôtres; mais Dieu lui-même a aidé par de très amples grâces de lumière ces hommes aussi distingués par la sainteté de leur vie que par leur amour de la vérité. Par conséquent l’exégète regardera comme son devoir, et des’attacher respectueusement à leurs traces, et de profiter, par un choix intelligent, de leurs travaux.

Qu'il ne croie cependant point que par là-même la voie lui soit fermée, et qu'il ne puisse, pour une Juste cause, pousser plus loin ses recherches et ses Commentaires. En ceci toutefois, 1l obéira religieusement à la règle sagement posée par saint Augustin, de ne s’écarter nullement du sens littéral et pour ainsi dire obvie, si quelque raison ne défend de s’y arrêter ou si quelque nécessité n’oblige à l’abandonner (1) : règle d'autant plus utile à garder fermement, qu'à notre époque où l’on est si désireux de nouveauté, où la licence des opinions est si grande, le péril est plus imminent de s'égarer.

(1) De Gén. ad litt. L. NUL, C7, 13.

L’exégète aura également soin de ne pas négliger ce que les mêmes Pères ont expliqué dans un sens allégorique ou autre semblable, surtout quand de telles interprétations découlent du sens littéral et s'appuient sur l'autorité de beaucoup d’entre eux. Car

l'Église a reçu des Apôtres cette manière

d'interpréter, et l’a elle-même approuvée par son exemple, comme on le voit dans sa liturgie : non point que les Pères aient prétendu démontrer formellement par là les dogmes de la foi; mais ils avaient appris par expérience combien cette méthode était fructueuse pour nourrir la vertu et la piété.

Des autres interprètes catholiques l’auto- rité est assurément moindre. Cependant, les études bibliques ayant, d’une certaine façon, continuellement progressé dans l’Église, les commentaires de ces auteurs doivent être également consultés avec honneur, attendu qu’on y peut trouver bien des traits opportuns pour repousser les attaques et pour résoudre les difficultés.

Mais ce qui serait par trop inçonvenant,

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c'est qu'on ignorât ou qu'on méprisât les excellents ouvrages que nous ont abondamment légués nos exégètes, et qu’on leur préférât les livres des hétérodoxes, demandant à ceux-ci, au péril imminent de la saine doctrine et souvent au détriment de la foi, l'explication de passages auxquels les catholiques ont depuis longtemps et très utlement appliqué leur talent et leurs travaux.

En effet, quoique un prudent emploi des études faites par les hétérodoxes puisse quelquefois aider l'interprète catholique, il se souviendra pourtant, conformément aux fréquents enseignements des anciens euxmêmes (1), que le sens intègre des Lettres sacrées ne se trouve pas hors de l'Église, et qu’il ne peut être transmis par ceux qui, n'ayant pas la vraie foi, rongent l’écorce de l’Écriture plutôt qu'ils n’en atteignent la moelle (2).

Mais ce qui est souverainement désirable

| (1) Cfr. Clem. Alex. Sérom. VII, 16; Orig. de princ. IV, 8; in Levit. hom. 4, 8; Tertull. de præscr. 15, seqgq.; S. Hilar. Pict. in Matth. 13, 1.

(2) S. Greg. M. Moral. XX, 9-(al. 11).

et nécessaire, c’est que l’usage de cette divine Écriture influe sur toute la science théologique et en soit comme l’âme : ainsi parlèrent, ainsi agirent, à toute époque, Îles Pères et les théologiens les plus illustres.

Car ils s’appliquèrent à démontrer, à établir, par les Saintes Lettres surtout, les vérités qui sont l’objet de la foi ou qui découlent de cet objet; par la Bible, de même que par la Tradition, 1ls réfutèrent les nouveaux systèmes des hérétiques et recherchèrent la raison, l'intelligence, le lien mutuel, des

dogmes catholiques. ; A Et nul ne s’en étonnera, s’il observe que parmi les sources de la révélation les divins Livres ont droit à une telle place d'honneur, que, sans leur étude et leur usage assidus, la théologie ne saurait être traitée d’une facon convenable et digne d'elle. Car, encore que les jeunes clercs doivent être exercés dans les universités et dans les écoles à acquérir surtout l'intelligence et la science des dogmes, en prenant pour point de dé:

part de leurs raisonnements les articles de

foi dont ils déduiront, selon les règles d’une bonne et solide philosophie, des conclusions vraiment logiques, cependant un théologien grave et savant ne négligera nullement la démonstration des dogmes par les textes de la Bible. « Car la théologie ne reçoit pas ses principes des autres sciences, mais immédiatement de Dieu par la révélation. C'est pourquoi elle n’emprunte pas aux autres sciences comme à des supérieures, mais elle s'en sert comme d’inférieures et de servantes. » Cette méthode d'enseigner la doctrine sacrée s’appuie sur l’enseignement et sur la recommandation du prince des théologiens, de saint Thomas d'Aquin (1), lequel enseigne aussi, après avoir bien mis en lumière ce caractère de la théologie chrétienne, comment le‘théologien peut défendre ses propres principes, si par hasard on les attaque : «Il argumentera sans doute, si l'adversaire accorde quelqu'un des points contenus dans la divine révélation; et c’est ainsi que nous réfutons les hérétiques par

(4) Summ. theol., p. I, q. I, a. 5 ad 2.

les témoignages de la Sainte Ecriture, et que par un article nous combattons ceux qui en nient quelque autre. Mais, si l'adversaire ne

croit rien des dogmes divinement révélés, 1l

n’y a plus moyen de lui prouver les articles de foi par des arguments : tout ce qu’on peut faire est de résoudre ses objections, s’il en élève quelqu’une contre la foi (1).

Il faut donc pourvoir à ce que les jeunes gens abordent les études bibliques bien instruits et munis des notions convenables, de peur qu’ils ne trompent de légitimes espoirs, et ce qui est pire, de peur qu'ils ne s'exposent imprudemment au danger d’errer, en se laissant prendre par les sophismes des rationalistes et par leur brillant apparat d'érudition. Or, ils seront excellemment armés si, selon la méthode que Nous avons Nous-même tracée et prescrite, 1ls ont religieusement suivi et sérieusement compris les cours de philosophie et de théologie d’après la doctrine du même saint Thomas.

Ainsi pourront-ils s’avancer sans écart, soit

(1) Jhid. a. 8.

dans les études bibliques, soit dans cette partie de la théologie qu’on nomme postve, et ici et là ils feront de très heureux progrès. |

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