‹ Traité de la Sainte Écriture d'aprés S.S. Léon XIIIChapitre 18 sur 39 · PREMIÈRE QUESTION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE QUESTION

Qu'est-ce que l'écriture Sainte?

Sa définition, son rapport avec la Tradition, son contenu, 5 ; les deux Testaments, 6;.les Livres sacrés, canoniques, divins, 7.

5. — L'Écriture Sainte, son nom l’indique, est la source écrite de la révélation sainte et surnaturelle; elle est distincte d’une autre source non écrite, qu’on appelle Tradition ; et toutes deux renferment, diverséementsans doute, mais harmoniquement, « les secrets de la divinité, de la sagesse et de la miséricorde infinies » (p. 9), « les très sublimes mystères, desseins et œuvres de Dieu (p.11),» avec un certain nombre de vérités religieuses accessibles à la raison, mais cependant révélées pour la plus grande utilité du genre humain élevé et relevé jusqu’à l'ordre surnaturel (p. 10). *

6. — Cette source admirable de la révélation, hic præclarus catholicæ revelationis fons (p. 12), comprend deux séries nombreuses de livres « appelés sacrés et canoniques, parce que, ayant été écrits sous l’inspiration du Saint-Esprit, ils ont Dieu pour auteur et ont été remis comme tels à l'Église même, » ainsi que parle le concile du Vatican (p. 10). — Ces deux séries, désignées sous le titre de livres de l'Ancien et du Nouveau Testament, sont exactement placées sur le même rang par l'Église : hoc sane de utriusque Testamenti libris perpetuo tenuit palamque professa est Ecclesia(ibid.). Ni dans l’une n1 dans l’autre, il n’y a de degrés inégaux d'inspiration ou d'autorité : deutérocanoniques et protocanoniques sont des catégories connues en histoire, en critique, en théologie, mais inconnues pour la foi.

7.— Les Livres de l’Écriture sont donc sacrés, tant à cause de leur origine et de leur objet divin qu'en raison de leur puissance, pareillement divine, d’illumination et de sanctification (p. 13-17). — Ils sont cano-

niques, parce qu’ils appartiennent à un canon ou liste infailliblement définie par l’Église et désignant exactement, sans addition et sans omission, les livres que Dieu a inspirés. — Ce canon a été solennellement promulgué en plusieurs conciles, et notamment en celui de Trente confirmé par l’assemblée æœcuménique du Vatican, en 1870. — Enfin, les Livres de l'Écriture sont divins, parce que Dieu les a constitués, qu'ils sont les oracles et les discours de Dieu, les lettres envoyées par le Père céleste au genre humain en exil ici-bas ; ainsi parle la Tradition, ainsi croit l'Église (p. 11).

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