Nous aurons toute la doctrine pon
tificale sur cet important sujet, si, après
avoir écarté les diminutions et les exagérations dont elle nous a préservés, nous remarquons la distinction et l'harmonie des éléments qu’elle démêle et nous signale dans l'inspiration scripturaire. — a) Du côté de Dieu, 1° excttation surnaturelle produite sur l’hagiographe en vue du texte à écrire, supernaturalt ipse virtute eos ad scribendum exæettavit ; 2° motion également surnaturelle, et movit, en vue de cet acte d'écrire; 3° assistance, pareillement surnaturelle, pendant l’accomplissement de ce même acte, scribentibus adstitit. — T'eæcitation et la motion sont encore désignées par le Pape comme un « ordre, » quœæ ipse juberet, ce qui convient principalement à la seconde de ces deux opérations, car, antérieurement à l’ordre qui est une vraie motion, la suggestion d'écrire est déjà une eæcttation. — b) Du
côté des hagiographes, 1° conception juste de tout ce qui doit être écrit, ni plus ni moins, ea omnia eaque sola quæ ipse juberet, recte mente conciperent: 2 volonté d'écrire cela
fidèlement, fideliter conscribere vellent;
3° expression apte et infailliblement vraie
de ce qui était pensé et voulu, apte infalli-
bili veritate exprimerent (p. 57).
CNSQUAÉE Remarquons encore la corrélation de ces deux séries analytiques : 1° à l'exeitation divine répond Ja conception humaine; 2° à la motion ou injonction divine répond la volition humaine; 3° à l’assistance divine répond la rédaction humaïne. — Et moyennant cette harmonie d'opérations, « Dieu est l’auteur de toute l’Écriture, ce qu'il ne serait pas autrement, » secus, non ipse esset auctor sacræ Seripturæ universæ (ibid). — Et moyennant cette même harmonie, la Tradition catholique a pu dire, avec saint Augustin, que Dieu était comme la tête et les hagiographes comme les membres, — la tête dictant et les membres écrivant; et avec saint Grégoire de Rome, que l’Esprit-Saint