PE TE SC CP PSS VOTE
a dicté, a inspiré, a écrit, les pages de nos Livres sacrés (p. 57-58).
30. — Remarquons enfin que, dans cette analyse de l'inspiration biblique, nous ne trouvons nullement incluse l’idée de révélation.
C’est qu’en effet la révélation, ainsi que nous l'avons observé précédemment, n’est pas toujours identique à l'inspiration. — Assurément, si Dieu énspire aux hagiographes d'écrire des choses inaccessibles ou inconnues à leur raison, il faudra qu’il les leur révèle, leur permettant ainsi de les concevoir, de les vouloir écrire, de les exprimer
convenablement et avec infaillible vérité.
— Mais, s’il leur inspire d'écrire des choses qu'ils savent ou peuvent très aisément savoir
par leurs propres efforts, la révélation n'est
plus l’unique et indispensable moyen dont Dieu dispose, pour leur faire justement concevoir ce qu'il les meut à vouloir écrire fidèlement, et ce qu’il les aidera à dire infailliblement.
31. — Les hagiographes eurent-ils tou- Jours conscience, non seulement de leur
PR er OR M à UN PR NEA ROUE RU à PS NO NP ATOME EEE ENT
labeur d'écrivains, ce qui n’est point douteux, mais aussi de l'impulsion surnaturelle à laquelle ils obéissaient, de l’assistance surnaturelle dontilsétaient les bénéficiaires? Le Souverain Pontife ne résout point formellement, explicitement, cette question souvent agitée parmi les théologiens et les exégètes. Mais nous devons dire que la manière dont il décrit l'inspiration nous paraît suggérer une réponse affirmative, même en dehors des cas où à l'inspiration se Joignait une révélation dont les auteurs sacrés savaient être, non pas les uniques destinataires, mais les organes de transmission aux autres hommes. |