DE LA DEUXIÈME ÉDITION
Ce livre a eu une bonne fortune qui échoit rarement aux ouvrages sur les finances. En moins d*un an la première édition en a été épuisée.
Dans celle que nous offrons aujourd'hui au public nous n'avons pas eu à modifier nos principes. Une nouvelle expérience de deux années nous en a surabondamment démontré la justesse.
Nous devions toutefois à nos lecteurs et au succès même dont ce livre a été favorisé de rajeunir la plupart des chiffrés qui servent de démonstration et, pour employer une expression étrangère, d'illustration à nos théories. Nous nous sommes aussi scrupuleusement que possible conformé à ce devoir.
Dans la première édition, toute une partie était trop som-» maire, incomplète, celle qui était consacrée au budget. Nous Tavons presque doublée. Au lieu de quatre chapitres et de cent dix pages, nous avons donné à cet important sujet six chapitres et cent quatre-vingts pages.
Ce livre est un livre de science, non un ouvrage de circonstance ou de polémique. Que nos lecteurs s'abstiennent donc d'y chercher la trace de préoccupations actuelles, ou d'un parti pris quelconque autre que celui de la recherche de la vérité générale et permanente.
C'est dans un esprit scientifique que les œuvres de science doivent s'écrire ; c'est dans le même esprit qu'elles doivent se lire et se juger.
Mai 187d.