‹ Traité de la science des financesChapitre 78 sur 93 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

COMPARAISON DX l'IHPÔT BT DE L*B1IPRU1IT.

De la légitimité des dettes publiques. — Une génération n'appauvrit jamais autant fe pays par ses fautes collectives qu'elle l'enrichit par ses épargnes et ses inventions individuelles. — De l'utilité des emprunts. — Opinion d'Adam Smith. — Opinion de M. Gladstone ; 2ô4

Inconvénients et avantages respectifs de l'impôt et de l'emprunU — L'impôt est un procédé beaucoup plus lent que l'emprunt : il ne peut procurer immédiatement de

grosses sommes à un État qni se trouve dans une grande nécessité.— Delà possibilité d'obvier à cet inconvénient par l'émission de bons à court terme, anticipant le rendement des impôts. — De la limite pratique de ce genre d'émissions 259

Dans un moment de grande crise un État ne peat pas augmenter dans des proportions très considérables le rendement des impôts 262

Calculs de Jean-Baptiste Say et de Mac Culloch pour démontrer que la dette anglaise contractée pendant la guerre de 1793 à 1815 aurait pu être évitée par des augmentations d'impôts. ^- Grande exagération de ces calculs 263

Historique des mesures financières de l'Angleterre dans les différentes guerres que ce pays a soutenues de 1688 à 1869. — Sauf doux exceptions, l'impôt et l'emprunt ont pourvu simultanément aux frais de ces guerres, le premier dans la proportion d'un tiers ou des deux cinquièmes, et le second dans la proportion des deux tiers ou des trois cinquièmes. — > Le gouvernement anglais n'a rien innové sous ce rapport pendant la guerre de Crimée. — Emprunts considérables de l'Angleterre pour pourvoir à cette entreprise : plus des deux tiers des frais de Teipédition d'Orient ont été fournis par l'emprunt 264

Dans quelle mesure est fondé le raisonnement de Mac Culloch relativement à la possibilité qu'eût eue l'Angleterre de ne pas contracter la plus grande partie des emprunts qui furent émis de 1793 à 1815 ...' 275

Conduite financière de la France pendant les guerres postérieures à 1850, — La totalité des frais de guerre est demandée à l'emprunt. — Il eût été cependant facile de se procurer une partie de ces ressources par des accroissements d'impôts. — Exemples de la guerre de Crimée et de la guerre d'Italie 280

Des contributions extraordinaires sur le capital des citoyens pour éviter les gros emprunts dans les temps de catastrophe nationale. — Projets de MM. de Carayon-Latour et Philippoteaux après nos désastres de 1870. — Impraticabilité de ces propositions. — Toutes les fortunes ne sont pas disponibles et facilement réalisables. — Mot de Laffitte relativement à la supériorité de l'emprunt sur l'impôt. — Dans quelle mesure ce mot est exact 285

Des emprunts pour les travaux publics. — Dans quels cas ils sont recommandables. — Objection tirée de l'abstention systématique du gouvernement anglais en matière de travaux publics. — La réserve du gouvernement central n'est pas imitée par les localités du Royaume-Uni, non plus que par les colonies britanniques. — Emprunts fréquents des comtés et des bourgs en Angleterre. — Les dettes publiques de l'Inde et des colonies australiennes 287

Appendice de la sixième édition : les États-Unis pendant la guerre de 1898 291

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