‹ Traité de la science médicaleChapitre 72 sur 106 · DF. LA PATHOLOGIE GÉNÉRALE, DE LA NOSOLOGIE ET DE L’ÉTAT MORBIDE · texte numérisé non relu

DF. LA PATHOLOGIE GÉNÉRALE, DE LA NOSOLOGIE ET DE L’ÉTAT MORBIDE

Une place poQr chaque choie, et chaque chose a ta place. (de Saiîït-Réal.)

C’est à tort qu’on a voulu employer les mots -pathologie et nosologie dans une seule et même acception, ils désignent au contraire deux branches de la médecine parfaitement distinctes. Le mot pathologie est formé du grec 7râ0oç, qui veut dire : mouvement, changement, et de Xôyoç, qui signifie: science, discours. On l’a employé d’abord pour désigner tout changement survenu dans l’ordre ordinaire des fonctions, toute modification opérée dans l’état de l’organisation. En un mot, tout état contre nature, Trapà <pu<j(v, comme disaient les anciens. Mais, par cela même que ce mot n’exprimait qu’un état vague, indéterminé, incertain, il en fallait un autre pour caractériser ce qui est mieux arrêté et mieux défini; ce fut alors que le mot nosologie fut créé. Il a pour racine deux mots grecs : vdtro;, qui veut dire, maladie; etXôyoî, qui siguifie, science. Ainsi la nosologie est la branche de la médecine qui traite de la maladie proprement dite, que les Latins appelaient morbus , et que Galien définissait un état contre nature, dont la principale condition est de nuire à l’exercice des fonctions. Ainsi donc, dans 1 origine, le mot ixiQoç désignait simplement tout état anormal, confus, indéterminé dont on ne saisissait que vaguement, qu imparfaitement la nature; et le mot vôaoç indiquait lu présence du mal, morbus, la maladie: mal uni adest , par élision la maladie, le mal est là.

Peu à peu on perdit de vue le sens étymologique et rigoureux

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