‹ Traité de la seconde dentition et méthode naturelle de la diriger; suivis d'un aperçu de séméiotique buccale. Ouvrage orné de 22 planchesChapitre 6 sur 10 · JI · texte numérisé non relu

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cle dents solides. Dernièrement j’ai fait observer cette bizarrerie à plusieurs élèves, sur une fille de douze ans, à laquelle j’ai enlevé les quatre incisives temporaires , dont les racines étaient intactes, quoique celles de remplacement fussent poussées en dedans , et non loin d’elles. Au reste, cette double ou triple rangée ne pourrait exister qu’à la partie antérieure de la bouche , parce qu’à cette portion seulement , les dents se renouvellent. Ne devons-nous donc pas être surpris de voir un moderne reproduire sérieusement, au dix-huitième siècle , les contes d une troisième dentition complette à l’âge de quatre - vingt ou cent ans , ainsi que le rapportent Mutianus > Aristote, Mentzèlius , etc.?

Peut-on ne pas sourire de la bonhomie d’un ancien auteur., qui dit avoir vu dans la bouche d’un enfant une dent dyor plaisante jonglerie dont un médecin n’eût pas dû être la dupe.

Enfin beaucoup de personnes rapportent de prétendus exemples d’enfans ou d’adultes, auxquels on a ôté des dents qui déjà avaient été renouvelées, et qui cependant ont été remplacées une deuxième et même une troisième fois.

Toutes ces erreurs ont pris leur source ; i°. Dans l’ignorance populaire ; 2°. Dans le

flanque d!habitude des médecins, qui jusqu’à nos jours , se sont généralement assez peu occupés de la dentition; mais il est tems de se pénétrer de la fausseté de semblables assertions, afin de ne pas imiter ces propagateurs de contes absurdes , dont la crédulité n’a que trop servi d’excuses aux ignorans qui ont enlevé des dents érosées , faisant espérer à leurs victimes qu’elles seraient bientôt remplacées par d’autres plus jolies ; mais, au grand chagrin des crédules, et à la honte des opé-. rateurs, elles sont encore à venir, et en les attendant , il faut avoir recours aux dents factices.

Cependant la nature , quelquefois avare , se montre prodigue de tems à autre. Il y a des personnes qui ont des dents surnuméraires. J’ai remarqué à l’hospice un enfant dont la première dentition offroit six dents incisives à la mâchoire inférieure : lors de la mue, elles n’ont été remplacées que par quatre. Dans mes dissections, j’ai encore trouvé plusieurs de ces irrégularités. ( V. fig. 5o. )

J’ai aussi rencontré des personnes ayant cinq incisives adultes, (i) trois canines ou

(i) Je viens d’enlever une de ces doubles dents k un neveu d’un des premiers valets - de - chambre de S. A, R. Monsieur.

cinq bicuspiclées 3 au lieu du nombre ordinaire ,

Enfin , la pratique nous offre des dents intereallaires , qui sont de petits avortons placés entre les dents incisives centrales ou entre d’autres , mais rarement elles ont la forme appartenante à la série de dents au milieu de laquelle on les rencontre. Le 22 juillet 1818, M. Debray , jeune chirurgiendentiste , m’amena un enfant de neuf ans , présentant une moyenne incisive entre les deux centrales supérieures. Avant qu’il l’ôtât, j’en ai levé le modèle en cire , et on peut en voir le dessin à la fîg.

«y a des dents jumelles , ouà double couronne. J’ai disséqué un très-jeune sujet où j’ai trouvé une incisive de lait , présentant çette particularité.

Les racines de quelques dents sont par fois si intimement enlacées , qu’on a vu deux dents enlevées en voulant faire l’évulsion d’une d’elles. Fox a fait graver une quantité de ces sortes dç petits phénomènes.

Enfin on voit une autre singularité. Nous avons eu à l’hospice des Orphelins , un enfant de huit ans , évidemment scorbutique , qui n’avait, mJ a-t-on dit y jamais eu de dents temporaires. Cet enfant ayant été envoyé a la cam-^ pagne, et y étant mort, je n’ai pu vérifier si

les germes des dents de remplacement existaient. Fauchard cite un fait a~peujprès analogue. Au reste , M. Beaumes, dans son excellent traite de la première dentition , rapporte qu’un huissier de sa connaissance , nomme V aizon , ( commune de St. -Gilles ) , n’a jamais eu aucune dent. V alla rapporte également, que, de son teins « Phérécrates n’ayait jamais eu de dents (i). Toutes ces choses, quoique rares , n’ont rien qui choque le bon sens. Ils se sont offerts à des observateurs contemporains. Mais , quant aux fables , laissons aux poètes le plaisir d’en amuser les oisifs , au nombre desquels les médecins ne doivent point se rencontrer.

La masse des faits avérés que j’ai rapportés, doit servir de base au médecin, pour établir une méthode certaine de diriger l’arrangement

(i) Dussai-je être accusé d’une opiniâtre incrédulité , je confesse que j’ai peine à croire au manque con génial et absolu de tous les germes des dents temporaires et adultes, parce que j’ai vu, dans divers hôpitaux où j’ai été attaché, plusieurs enfans très -jeunes, dont une grande partie tombait à la suite d’une ulcération cancéreuse ou scorbutique des gencives , qui entraînait encore îa mortification d’un plus ou moins grand nombre de germes j d’où je conclus que ceux sur lesquels on a observé une absence totale de dents, pouvaient bien n’en avoir été privés que par une cause semblable.

des dents permanentes. En effet, la nature porte tous ses soins pour élargir le cercle alvéolaire ; elle combine divers moyens pour arriver à ce but. Récapitulons - les succinctement : i°. Accroissement en tous sens, des os maxillaires j relatif à celui des autres os du corps : 2° . Porosités très - remarquables des diverses parties des os maxillaires aux endroits où ils doivent plus particulièrement s’agrandir; savoir : antérieurement depuis la ligne médiane , jusqu’à la première molaire tempo-* raire , et postérieurement depuis la deuxième molaire , jusqu’à l’apophyse coronoïde : 5°. Six petites matrices imbriquées, renfermant chacune une dent qui baigne dans un fluide agissant à la manière des coins pour dilater toutes les parties environnantes : 4°* Désimbrication progressive de ces matrices , à mesure que le cercle s’agrandit : 5°. Développement cl un appareil chargé d’absorber tout ce qui peut s’opposer à Foclontocie : 6°. Sortie des dents d’après un des ordres naturels que j ai décrits,

sauf quelques variétés.

Nous verrons, dans l’article suivant, quel parti nous pouvons tirer de la connaissance de ces divers phénomènes.

Metiiode naturelle de diriger V arrangement

des dents adultes .

Puisque la sortie progressive de chaque série de dents est une des lois du créateur , pourquoi tant de dentistes auteurs conseillent-* ils , par esprit de système , de suivre une marche différente ? Pourquoi trouve-t-on tant de surdents chez les enfans de la classe aisée , qui sont ceux dont la dentition est la plus soignée, tandis qu’elles sont si rares chez les indigens qui n’ont guère recours aux gens de l’art, et qui s’en rapportent entièrement à la bonne nature? (i) Une partie de ces dentitions vi-* eieuses , que nous rencontrons si fréquemment dans la société, ne serait-elle point due au système perturbateur admis par les dentistes ? Ce système n’est -il pas plutôt appuyé sur un <sa* " * ~~ 1 • *

(i) Nous voyons se renouveler continuellement les enfans à l’Hospice des Orphelins , et dans ce grand nombre , il s’en trouve très-peu dontles dents soient mal rangées j cependant la plupart sont délicats , leurs or-* ganes sont affaiblis par la longue privation d’une nourriture suffisante j ce qui devrait les disposer à une denture irrégulière ? en nuisant au développement général»

raisonnement fautif, que sur l’étude de l'anatomie, et de la physiologie des dents et des mâchoires ? Ce sont ces questions importantes que je vais tâcher de résoudre , en jetant un coup-d’œil sur le système adopté et recommandé par des hommes dont les ouvrages sont très-répandus.

Parmi eux , Fox s’étant très - positivement expliqué à ce sujet, et son opinion étant partagée par beaucoup de praticiens, je rapporterai ce qu’il en dit.

« L’irrégularité des dents permanentes est )> le plus ordinairement occasionnée par la ré- » sistance qF opposent les dents temporaires » les plus voisines y ce qui arrive toujours si les » dents temporaires sont petites et rapprochées » les unes des autres : car les dents perma- » nentes incisives étant beaucoup plus larges » que les temporaires , elles requièrent plus de )) place : mais comme l’espace résultant de la » mue des temporaires est trop étroit pour le » placement régulier des permanentes , celles- » ci sont exposées â se presser contre les » dents voisines, ce qui les détourne de la

bonne direction. . . * .... » il continue :

« Il est bon ici d’observer de quelle ma- )) nière les os maxillaires croissent. Prenons » l’inférieur pour exemple, afin de montrer la

■a différence entre les dents temporaires et les n permanentes »,

« Lorsqu’un enfant a obtenu toutes ses dents » temporaires ? les mâchoires croissent en gè~ » néral très - peu dans la partie qu* elles >> occupent . (i ) Dans ceux qui font exception à y ) cette règle , les dents temporaires s’écartent » de bonne heure les unes des autres , et ceux» » là n’ont pas besoin du secours de Fart ».

Fox, et tous ceux qui pensent comme lui, considèrent donc les dents temporaires comme nuisant à l’arrangement régulier de celles de remplacement, et au lieu de trouver que l'élargissement de la partie antérieure des os maxillaires soit naturel , ils les regardent Comme un fait rare : en conséquence, ils en agissent ainsi qu’il suit :

Chez un enfant de six à sept ans , auquel

(i) Il est facile de s’assurer de la fausseté de cette assert tion prenez un compas , et ayant mesuré la distance d’une conoïde à l’autre sur un adulte , comparez-la sur plusieurs enfans de cinq ans dont le cercle vous semblera très-bien développé : vous trouverez que la même tangente prise sur un adulte , est plus longue de l’épaisseur d’une dent» En éffet , par quelle fatalité les os maxillaires , qui ont tant besoin de se prêter à l’arrangement des dents, seraientils privés de la faculté de se développer dans toute leur étendue ? ainsi que tous les autres os ?

tme ou deux dents incisives centrales poussent , ils ôtent non-seulement les dents centrales de lait qui doivent être remplacées } mais encore ils enlèvent les latérales , parce que les dents permanentes qui se présentent, sont un tiers plus larges que celles qu’elles doivent remplacer ; et ils pensent que l’évulsion de quatre dents de lait , est le seul moyen d’obtenir un espace suffisant pour en placer deux adultes.

( y* fig- 22 et 25. ) (i).

Quatre incisives temporaires ayant été enlevées , pour en placer deux adultes , ils sont forcés de faire l’évulsion des conoïdes , ou canines de lait, lorsque les incisives latérales s’annoncent. ( Voyez fig. 2 4 et 25. )

Rappelons présentement que, dans le plus grand nombre des cas , ce sont les bicuspidées qui sortent avant les conoïdes (2). ( V . fig. 28.)

(1) Voyez l’Ouvrage de Fox, les Mémoires de la Société Médicale d’émulation , et d’autres auteurs mo^ dernes. Voyez également la physiologie des dents où l’auteur a aussi combattu l’erreur que je signale de nouveau ici f quoique je l’eusse déjà fait dans mon Odontologie .

(2) Voyez ma Thèse, eu ï8o6^ Fox, en i8i5j mon Odontologie, en i8i5; l’Anatomie de Marjolin , l’Anatomie et la Physiologie des dents , par M. Serres 7 en 1817 $ etc. etc.

La mue des molaires temporaires s’opère donë| et les bicuspidèes arrivent.

Le dentiste qui a suivi cette marche , termine ici les extractions de dents temporaires ; cinq de chaque côté de la ligne médiane ont ete enlevées , à l’une et à l’autre mâchoire , dans l’intention de faire place à quatre de la deuxième dentition: celles-ci occupent ainsi très à l’aise toute la partie du cercle qu’on leur a livrée ; de sorte que les bicuspiclées et les incisives se trouvent presque en contact . ( fig- 29. ) Cependant , de douze à treize ans , la nature gratifie l’enfant des dents ca-> fîmes où conoïdes y dont la place a été envahie par celles qui les ont précédées. Où se pla^ ceront-elles ? 11 est facile de le deviner: ce sera en dessus ou en dedans du, cercle den-^ taire : alors elles constitueront ce que l’on appelle des sur-dents , ( même figure ) que la plupart des dentistes trouvent plus expéditif à' ôter que de ramener dans le rang * ou bien ils enlèvent les premières bicuspidèes, pour faciliter ces nouvelles venues.

Beaucoup de jeunes gens dont la dentition a été ainsi conduite , après avoir supporté l’évulsion de vingt dents temporaires encore très - solides , évulsion faite dans l’intention

d’arranger celles de deuxième pousse , ont fini

par

par être privés des quatre conoïdes , qui sont les dents les plus fortes , et qu’ils auraient peutêtre Conservées toute leur vie, ainsi que Fou a occasion de l'observer dans un grand nombre de vieillards, chez qui elles restent les dernières; Ceux qui conduisent ainsi la dentition, tombent donc dans l’embarras qu’ils voulaient éviter ; car , leur intention était d’empêcher les sur-dents , et elles ont été précisément le résultat de leurs opérations .

Le savant professeur Desgeneties a dit des gens toujours prêts à donner des drogues : (x Que les médecins sont plus nécessaires au h jourd'hui pour les défendre que pour les » ordonner >>.

ïl en est de même des dentistes et parenS des enfans qui sont toujours disposés à sacrifier les dents temporaires, sous le plus léger prétexter

Les difformités qui en résultent ne sont point attribuées à cette pratique; on les inet sur le compte du peu de largeur supposé des mâchoires ; de sorte que des praticiens , d’ailleurs très-distingués, commettent chaque jour les mêmes fautes, de la meilleure foi du monde.

Quoi qu’il en soit, la nature qui tend toujours à rétablir l’ordre troublé accidentellement , régularise quelquefois la denture des enfans, malgré les défectueuses manœuvres du dem

liste; car les sur-dents n’ont pas , heureuse"»

me: \l , toujours heu , même en suivant le système (T évulsion préniaturée des dents temporaires , si la nutrition générale opère l’agrandissement de la mâchoire , et sur-tout si les dents adultes sont de médiocre largeur j ou bien encore si les conoïdes poussent avant les bicuspidées , ( V, fig. 5o. ) parce qu’alors il

y a suite de la sortie des dents, dans F ordre de leur position. Mais comment le deviner, et doit-on baser une méthode sur des espérances qui peuvent être déçues ?

ïl est donc indispensable d’envisager la dentition sous ses différons aspects, afin de n’aider la nature que si elle ne peut seule accomplir ses œuvres. C’est alors seulement que le médecin n’est esclave , ni des systèmes , ni des préventions , ni de la routine , et qu’il ne s’expose point a des chances qu’il ne peut prévoir ; le but où tend le chirurgien est le placement des dents adultes : mais peut-il l’effectuer par la seule évulsion des temporaires?

La présence de ce s dents forme-t-elle l’unique obstacle ? A-t-on suffisamment étudié la diversité des arcs maxillaires dont l’étendue et le développement étant susceptibles de varier accidentellement , présentent réellement la difficulté à surmonter ?

Les auteurs de chirurgie dentaire bnUitë connu l’imbrication constante et naturelle de S dents pendant leur formation ? Ont-ils vérifié que tant que celles de remplacement sont encore au-dessous des gencives , il n’y a point de contact entr’elles et les temporaires j et que ,■ d’après cela , celles-ci ne peuvent nuire à la sortie des autres, qu’au moment où ce contact devient possible ? Ont-ils observé l’ingénieux moyen employé par la nature pour détruire les dents dont la présence cesse d’être utile? Il ne me parait pas qu’aucuns d’eux aient approfondi ces diverses questions; car ils auraient bientôt senti que leur système était essentiellement vicieux; ils se seraient aperçus que plus on ôte de dents temporaires , plus les mâchoires se rétrécissent , au lieu qu’il faudrait les faciliter et quelquefois même les forcer de s’agrandir. L’examen minutieux des phénomènes variables qui se manifestent lors de la mue des dents temporaires , m’avait d’abord conduit a ces réflexions ; mais ce n’est qu’après avoir recueilli une immense quantité de faits, pendant douze ans, dans divers établissemens publics, renfermant une grande quantité d’enfans des deux sexes, de toutes sortes de classes et de tempéramens , que j’ose attaquer le système admis par des auteurs ,

bailleurs savans , mais qui ont erré en éta^ blissai.it, contre le vœu de la nature et contre toute raison , la nécessité d’opérations répétées > douloureuses } inutiles * et souvent dangereuses .

La méthode naturelle que je vais exposer, en diffère essentiellement, puisque, d après elle, tous les soins du chirurgien tendent uniquement à favoriser l’agrandissement du cercle maxillaire, et que la présence des temporaires est considérée Comme étant très-nécessaire, jusqu’à une époque déterminée (i) ; il est d’ailleurs prouvé que quelle que soit la largeur des dents de deuxième pousse , et quand meme leur nombre serait plus grand qu’il n’est d ordinaire, elles auront toujours une tendance à se bien ranger , si 1 arc maxillaire s evase proportionnellement, soit naturellement, soit pai

le secours de l’art. ( T' . fig . 43 e ^ 44* )

Mais il est essentiel de savoir qu’il existe , dans certains individus , des prédispositions qui empêchent ou retardent le développement des os maxillaires ; et qui font que quelle que soit la méthode que l’on suive , on n’aura pas la satisfaction de voir la denture se régulariser ; telles peu volumineuses d’ailleurs que soient

(i) Ce sentiment est aussi celui de Gariot, Traité des maladies de la bouche, page ii/\ .

les dents. En conséquence , le médecin doit s’assurer, par l’inspection du sujet, si la seconde dentition peut s’exécuter avec aisance , çe qui est présumable quand l’ensemble des faits ci-dessous énumérés se rencontre.

i Lorsqu’un enfant de sept ans environ , chez lequel les dents temporaires s’ébranlent, est d’une bonne constitution; qu’il n’a point eu de maladies graves dans les trois ou quatre premières années de sa vie , et que tous ses membres sont bien développes.

2°. Lorsque les mâchoires affectent une forme plutôt arrondie qu’ elliptique , que les dents primitives présentent un bel arrange^ ment, que le palais ne décrit pas une voûte triangulaire; semblable a la fig* 5 2 -bis , mais offre une concavité applatie et régulière , ( V ’. fig. 32. ) qu’enfin la mâchoire inférieure ne

dépasse pas la supérieure.

3°. Lorsque les dents temporaires sont plutôt larges qu’étroites, et plutôt ecartees que serrees.

4°. Lorsque les dents, si elles étaient primitivement serrées , se séparent depuis quelque teins les unes des autres; effet qu’011 observe, dès l’âge de quatre à cinq ans, signe certain que la mâchoire prend de l’accroissement.

5°. Lorsque cet écartement s opère avec harmonie } et simultanément , sur les deux

ÿnâctioires ; car s’ii n’a iieu on 'à l’une seule , ft particulièrement a l’inferieure , on doit craindre que la denture opposée ne soit 'proéminente ,

6°. Lorsqu’entre cinq et six ans, on verra paraître quatre molaires permanentes , dont les dimensions n’auront rien d’extraordinaire car, dans le cas contraire , on doit craindre que toutes celles qui viendront ensuite , ne: partagent cet excès de volume.

70. Lorsqu’entre l’âge de sept à huit ans i les incisives temporaires s’ébranlent peu-à-peu , et qu’en portant le doigt dans l’intérieur de la bouche, on ne rencontre point de saillie , parce qu’alors il est présumable que les dents de remplacement se, sont enfoncées au - dessous des racines temporaires, et qu’elles en détermineront l’absorption complette. ( V. jîg. 21.)

8°. Lorsque celles - ci, prêtes a muer, se trouvent poussées en avant, ou soulevées par celles qui doivent les remplacer, et qui se présentent immédiatement au-dessous. ( Voyez 20 n. )

g°. Lorsque toutes les dents temporaires auront été maintenues chacune a leur place , et qu’aucune maladie n’en aura occasionné la chûte ou Févulsion prématurée.

ïo°. Lorsque l’ébranlement et la chute na-

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