‹ Traité de la stabilité des constructionsChapitre 46 sur 131 · UU · texte numérisé non relu

UU

Mais, dans Tapplication, on peut se contenter de dimensions moindres, car rien n'oblige à détruire la totalité de la poussée au moyen de la bande de fer : on déterminera celle-ci de manière qu'elle détruise le supplément de poussée qui s'oppose à ce que l'équilibre ait lieu avec le coefficient 3 de stabilité.

§ 59 a. Remarques sur la théorie des cintres.

La théorie des cintres, elle aussi, est généralement exposée d'une manière inexacte. Lorsqu'on poursuit la construction d'une voûte à partir des naissances , oh pose d'abord un certain nombre de voussoirs à joints peu inclinés, qui peuvent résister verticalement à la pression des voussoirs supérieurs, et ne transmettent par conséquent au cintre aucune pression.

Puis viennent des voussoirs dont le glissement n'est empêché que par la résistance du cintre, et qui, par conséquent, exercent une pression sur ce cintre. Dans les premiers voussoirs de cette catégorie, la verticale du centre de gravité du voussoir rencontre encore le joint inférieur correspondant ; mais dans ceux qui sont plus élevés, cette verticale tombe directement sur le cintre, ce qui influe sur les conditions d'équilibre de celui-ci.

Mais, dans tous les cas, l'équilibre du cintre se produit conformément au principe de la moindre résistance, c'est-à-dire dans des directions qui s'approchent autant que possible de la verticale, sans dépasser l'angle de frottement entre les voussoirs et le cintre; ainsi la direction des actions n'est pas constamment normale au cintre.

Nous croyons d'autant moins utile d'insister sur ces considérations, que cette théorie n'a pas une grande importance pratique. Dans les applications, on se tient dans des conditions satisfaisantes de sécurité en admettant que les parties successives du cintre sont chargées par les p^ids qui leur correspondent verticalement.

Page 1