GOMMES DU PHARYNX
elle consulta plusieurs médecins qui prescrivirent divers remèdes, lesquels demeurèrent inefficaces pour la bonne raison que la cause du mal n’était pas connue et partant non combattue. Finalement elle commença à exhaler une odeur fadasse, puis fétide, puis épouvantable. Alors seulement on s’inquiéta; alors seulement le mari songea qu’il pourrait bien y avoir quelque chose de son fait dans ce singulier mal jusqu’alors inexpliqué; il me fit mander, et je n’eus pas de peine à reconnaître au stylet de vastes nécroses occupant la partie la plus postérieure des fosses nasales. Or, voilà deux ans que ces nécroses ont été reconnues ; et elles n’ont pas encore achevé de s’éliminer aujourd’hui ! Et voilà deux ans que cette malheureuse femme s’est condamnée elle-même à une véritable séquestration, en raison de l’infirmité qui la rend un « objet de dégoût » pour tout le monde !