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FRÉQUENCE

la nécessité des examens répétés de l’urine des syphilitiques.

Bamberger sur 2.430 autopsies de néphrite en rapporte 49 à la syphilis, soit 2 p. 100. — Fuchs, dans une statistique clinique des néphrites, donne le chiffre de 2,7 p. 100 pour la syphilose rénale, et même 7,5 p. 100, si l’on admet les cas qui ne sont que vraisemblablement syphilitiques. — Pour Fournier, la syphilis rénale est assez rare; sur 5.335 cas de syphilis, il ne trouve que 54 affections du rein.

Wagner, sur le chiffre total de ses autopsies, en relève 0,7 p. 100 avec néphrite syphilitique (en excluant les reins amyloïdes).

Lancereaux, à l’autopsie de 24 syphilitiques, trouve 8 fois les reins malades (33,3 p. 100), à savoir :

3 néphrites interstitielles;

2 néphrites avec dégénérescence amyloïde;

2 scléroses rénales avec atrophie;

1 cas de gommes petites et disséminées.

Justus, sur 1.500 autopsies, en trouve 21 avec syphilis, et, dans ce chiffre, 10 fois la néphrite syphilitique, avec 3 formes atrophiques, 3 formes mixtes et 4 amyloïdes.

Dans 220 autopsies de syphilitiques, Spiess n’en trouve qu’un petit nombre avec les reins sains, à savoir :

21 cas de néphrite parenchymateuse.

3 — — interstitielle.

13 — — — partielle.

18 — de reins scléreux.

11 — d’atrophie rénale.

7 — de néphrite interstitielle avec gommes.

36 — de reins amyloïdes (sans autre étiologie que la syphilis).

16 — de formes diverses, reconnaissant le plus souvent comme cause

secondaire la syphilis.

Welander, depuis 1891, a trouvé 2 cas de néphrite parenchymateuse aiguë à l’hôpital, la néphrite interstitielle 18 fois, les gommes <lu rein 2 fois.

Sur 421 cas de syphilis secondaires, Delamare trouve 3 néphrites subaiguës.

Furbringer trouve 12 albuminuriques sur 100 syphilitiques.

Schwimmer seulement 3 sur 250.

Dans un travail récent, nous avons publié le relevé suivant, qui groupe vingt-sept cas observés à l’hôpital Saint-Louis de 1897à 1903 :

1° Su\r 10 femmes : 8 cas d’albuminurie simple, à l’état de traces persistances;

2 néphrites avec albuminurie, œdèmes, chronicité.

2° Sur dix-sept hommes :

4 cas avec traces d’albumine ;

4 cas avec albuminurie dosable ;

4 cas avec albuminurie abondante et persistante;

2 cas de néphrite subaiguë mortelle (Balzer et Alquier) ;

SYPHILIS DU REIN

3 cas avec albuminurie légère, persistante. — Ces trois derniers cas ont été observés au cours de la période tertiaire; — les autres, ainsi que les cas observés chez les femmes, ont été relevés pendant la période secondaire.

Il est donc certain que les affections syphilitiques du rein seraient plus fréquemment trouvées si on les recherchait avec soin. En effet, Karvonen fait remarquer qu’un tiers ou au moins un quart pour 100 des autopsies montre des lésions rénales attribuables à la syphilis, en excluant la dégénérescence amyloïde, et, sur 1/8 des cadavres, on trouve encore d’autres affections rénales. — Enfin, 1/4 et même davantage des sujets syphilitiques meurent avec des lésions de néphrite ; — 2/3 des cas présentent la néphrite parenchymateuse; — 1/8 des reins scléreux; — 1/8 de l’atrophie totale ou partielle des reins; — et 1/15 environ des gommes.

A l’âge adulte, la syphilis semble plus fréquente chez l’homme que chez la femme.

La fréquence des affections rénales chez les hérédo-syphilitiques est très grande ; mais sur ce sujet les données statistiques sont encore trop incomplètes.

Division des néphrites syphilitiques. — On divise fréquemment les néphrites syphilitiques en deux groupes, d'après la date de leur évolution au cours delà syphilis :

1° Néphrites précoces, apparaissant dans la période secondaire de la maladie, et se rapprochant par leur marche assez rapide et leurs lésions des néphrites des maladies infectieuses.

2° Néphrites tardives, appartenant à la période tertiaire, et présentant diverses formes à évolution chronique, scléreuse, atrophique, gommeuse, etc.

Cette division simple convient assez bien à la piajorité des faits. Elle est imparfaite cependant, car les néphrites précoces peuvent évoluer d’une manière lente, passer à la chronicité et aboutir à des lésions rénales semblables à celles qu’on observe à la période tertiaire.

D’autre part, de même qu’on observe des éruptions cutanées de type secondaire plusieurs années après le début de la syphilis, des néphrites à marche aiguë ou subaiguë peuvent encore s’observer de même à une période avancée avec des caractères analogues à ceux qu’on observe pendant la période secondaire. Du reste, des poussées aiguës peuvent se présenter au cours des néphrites chroniques et transformer complètement leur symptomatologie.

Nous croyons donc que, si la donnée chronologique est un élément fondamental de la classification des néphrites syphilitiques, elle doit cependant rester associée aux caractères cliniques et surtout aux caractères anatomiques. Ceux-ci ont une importance d’autant plus

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