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PLEURÉSIES SYMPTOMATIQUES

potassium à forte dose, et la dyspnée s’amenda si rapidement qu’au bout de quelques semaines, la respiration était devenue normale. Lors de mes dernières visites, il ne restait plus trace de pleurésie ; mais les lésions broncho-pulmonaires furent plus lentes à s’améliorer.

Dans ce cas, donc, la nature syphilitique des accidents pleuropulmonaires fut démontrée par l’action bienfaisante de la thérapeutique spécifique.

II. Le second groupe des pleurésies qu’on observe dans le stade tertiaire est tout différent. Il consiste en des épanchements pleuraux qui se produisent comme épiphénomènes, comme symptômes deutéropathiques de lésions spécifiques avoisinant la plèvre.

Ces lésions sont très diverses, à savoir :

Lésions pulmonaires;

Lésions des côtes ou des corps vertébraux ;

Lésions musculaires (exemple, pleurésie au voisinage d’une gomme du grand pectoral) ;

Lésions du cœur (myocardite, péricardite, etc.);

Lésions vasculaires, notamment lésions aortiques;

Lésions ganglionnaires (gommes du médiastin) ;

Et même, mais exceptionnellement, lésions du foie, comme dans les oas de gommes hépatiques se déversant dans le poumon.

Il va sans dire que, dans cet ordre de cas, le traitement spécifique n’a plus d’action ou tout au moins n’a plus qu’une action indirecte sur l’épanchement pleural. Il reste donc inerte toutes les fois qu’il n’aboutit pas à modifier la lésion primitive dont cet épanchement n’est qu’un épiphénomène.

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