NATURE
Mais, à côté de ces quelques cas, très rares encore, où la syphilis a, pour ainsi dire, laissé sa signature dans les altérations artérielles de l’anévrysme, il faut bien avouer que, dans l’immense majorité des cas, il n’existe pas de différence histologique appréciable entre les anévrysmes des syphilitiques et les autres.
iv. — Traitement. — Reste, entre les anévrysmes syphilitiques et les anévrysmes vulgaires, la différence déterminée par l’action du traitement spécifique.
Ce que nous avons dit plus haut nous dispense d’insister ici, et nous nous contenterons de rappeler à la fois les nombreux cas d’anévrysmes syphilitiques non modifiés par la médication iodo-hydrargyrée et les cas d'anévrysmes réputés non-syphilitiques améliorés par l’iodure de potassium.
Peut-être l’opposition entre les résultats donnés par le traitement est-elle en connexion avec les différences anatomo-pathologiques signalées ci-dessus, le traitement agissant lorsqu’il existe encore de l’infiltration gommeuse capable de se résorber sans laisser derrière elle le sclérome et de permettre ainsi aux tissus de reprendre leur élasticité.