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IV. — Au 4e, celles de Y abdomen et du thorax

V. — Au delà et pour des chiffres inférieurs, se placent celles de la fesse et du scrotum — puis de la verge ; — puis du cou, etc.

Au reste, la statistique suivante, dressée sur un total de 139 malades (llff hommes et 26 femmes) éclairera le lecteur sur ces détails de localisation.

Statistique sur la localisation des gommes sous -cutanées.

Tête

Cuir chevelu 8

Région fronto-temporale 3

Région mastoïdienne 1

Paupière supérieure 1

Région parotidienne 1

Joues et lèvres 6

Régions cervicale et sus-clavière

Thorax

Région sternale 5

— costale 3

— dorsale 1

Sein (chez la femme)

Épaule

Membres supérieurs

Bras 11

Coude 2

Avant-bras 5

Poignet 2

Main 4

Abdomen

Région de la fesse.

Verge

Région scro taie

— périnéale.,.

— péri-anale. . .

— de l’aine. . ..

Membres inférieurs

Région trochantérienne 3

Cuisse 17

Genou 1

Creux poplité * 1

Jambe 48

Cou-de-pied 2

Pied ! 2

Total

20 cas.

173 cas.

Anatomie pathologique. — Les gommes du tissu cellulaire ont leur siège dans l’hypoderme, au-dessous de la peau et au-dessus du surtout aponévrotique.

GOMMES SOUS-CUTANÉES

Celles qui méritent le nom de tumeurs (et c’est de celles-là que nous parlerons exclusivement tout d’abord) sont nettement limitées et facilement différenciables des tissus ambiants. Elles n’ont pas cependant de membrane d’enveloppe, à la façon d’un kyste ; mais elles sont isolées des parties voisines par une sorte de membrane limitante résultant d’une condensation du tissu cellulaire à leur périphérie.

Leur volume, à l’état adulte, est des plus variables. Le plus habituellement comparable à celui d’une olive, d’une noisette ou d’un pruneau, il devient assez souvent l’analogue d’une moitié d’abricot. — Plus rarement il s’élève à celui d’une noix, voire d’une petite mandarine. — Exceptionnellement, il devient celui d’un œuf, d’un citron, d’une orange.

Leur forme est généralement olivaire, ovoïde ou hémisphérique.

Disséquées et ouvertes, elles présentent à la coupe des aspects très divers, en relation avec l’âge qu’elles ont acquis. Ainsi :

1° Jeunes encore, on les trouve constituées par un tissu « tantôt uniformément gris et demi-transparent, tantôt d’un gris rosé avec ou sans stries grisâtres plus opaques » (Ch. Robin). Elles sont alors fermes, denses, et leur consistance a pu être assez exactement comparée à celle d’un « foie un peu induré ».

2° Adultes , elles offrent un autre aspect. Elles sont devenues progressivement plus opaques et plus blanches. Elles restent encore fermes et denses dans tout leur segment périphérique. Mais déjà leur centre a subi un processus de dégénérescence, qui s'accuse par ce double fait : ramollissement et coloration jaunâtre. Bref, constitution d’un noyau central caséeux.

3° Vieillies , elles sont envahies dans toute leur étendue par un processus de même ordre. Elles se présentent alors, d’une part, ramollies, voire parfois presque diffluentes, avec un noyau en « état de bouillie », et, d’autre part, absolument jaunâtres ou même jaunes. En un mot, elles sont comparables à des tumeurs tuberculeuses, d’où le nom qui leur est appliqué, à cette période, de gommes caséeuses ou phymatoïdes.

Ce processus dégénératif conserve toujours son maximum au centre de la tumeur, qui se présente là véritablement diffluente, et cela sous tel ou tel des aspects suivants : tantôt celui d’un liquide jaune ambré, visqueux, gluant, assez exactement comparable à une solution épaisse de gélatine ou de gomme, et tantôt celui d’un liquide jaunâtre ou jaune verdâtre, opaque^ épais, d’apparence pyoïde ou même purulente.

Étude clinique. — L’histoire clinique de la gomme se divise d’une façon très naturelle en quatre périodes , qui peuvent être dénommées comme il suit :

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