II. — Le plus habituellement, de petit ou moyen volume
III. — Formant une tumeur très généralement régulière , ovoïde ou hémisphérique ; — très rarement bosselée ou marronnée.
festation nouvelle de syphilis (syphilide tertiaire). — Elle est d'ailleurs débarrassée de sa tumeur du sein. Interrogée à ce sujet, elle nous raconte ceci : Un monsieur, qui fréquentait mes salles de temps à autre, lui a promis 200 francs, si elle consentait à sortir de l’hôpital et à se faire traiter par le Dr X. Naturellement elle consentit, très heureuse de cette bonne aubaine. Traitée par le docteur en question, elle a très bien guéri et reçu les 200 francs promis, contre signature d’un certificat en bonne forme attestant sa guérison.
Quant aux remèdes qui l’avaient guérie, elle en ignorait la nature ; mais, dans l'un d’eux, disait-elle, « elle avait très bien reconnu l’iodure de potassium, de par sa; saveur et de par le rhume de cerveau qu’il lui donnait ».
GOMMES SOUS-CUTANÉES
Gomme :
IV. — Non adhérente à la peau avant son ramollissement inflammatoire.
V. — Absolument indolente. — Susceptible, et cela seulement en quelques cas spéciaux et très rares, de développer des phénomènes névralgiques par localisation au voisinage d’un tronc nerveux.
VI. — Tumeur à évolution absolument particulière et distinctive, c’est-àdire :
Tumeur d’abord solide ;
Puis inflammatoire ;
Puis s’ouvrant par un cratère qui s’élargit excentriquement, pour découvrir un bourbillon de physionomie toute spéciale.
Ces divers signes concernent les périodes jeunes encore des deux lésions. Il va sans dire que, dans ses étapes ultérieures, le cancer se distingue bien plus facilement de la gomme par divers signes qu’il suffira d’énoncer : surface fongueuse, bourgeonnante, végétante, avec mamelons irréguliers; — bords éversés ; — suintement ichoreux et fétide ; — hémorrhagies ; — saignement ou plutôt saignotement au moindre contact, etc ; — absence, à toute période, de cet état bourbillonneux ou crémeux qui caractérise si manifestement l’ulcère gommeux.
3° État des ganglions. — Signe spécial, qu’à dessein j’ai distrait des précédents pour l’énoncer isolément et le mettre ainsi mieux en relief. A savoir :
Avec la gomme, absence d’adénopathie (sauf pour quelques cas tout à fait rares).
Avec le cancer, adénopathie constante, du moins à une époque plus ou moins avancée de la lésion.
4° Critérium thérapeutique. — Ai-je à dire que le traitement spécifique n’exerce aucune influence curative sur le cancer, alors qu’il modifie, résorbe et guérit la gomme d’une façon doublement remarquable de par l’intensité et la rapidité de son action résolutive? Différence si tranchée en l’espèce qu’on l’a taxée de « pierre de touche ».
Aussi bien est-ce une règle absolue de pratique, dans tous les cas où un diagnostic différentiel quelque peu délicat se présente à instituer entre le cancer et la gomme, de mettre en œuvre le traitement spécifique, et surtout de ne jamais recourir au bistouri avant d’avoir attendu les résultats de ce traitement « d'épreuve ».
Et j’ajouterai même: Non seulement l’indication de ce traitement d’épreuve s’impose dans les cas où le diagnostic différentiel en question ne peut être institué d’une façon certaine, mais elle constitue une obligation absolue et un véritable devoir professionnel dans les cas où la plus légère incertitude, si minime soit-elle, peut planer sur
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IV. — Contractant d’une façon rapide des adhérences avec la peau.